Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

Affaire Vincent Lambert : "il faut absolument rédiger des directives anticipées"

-
Par , France Bleu Picardie

L'affaire Vincent Lambert divise les médecins, la classe politique, et même les familles. C'est aussi l'occasion, pour chacun de nous, de s'interroger sur sa fin de vie, sur ce que nous voudrions que la médecine fasse, ou ne fasse pas, si l'on est plus capable d'exprimer nos souhaits.

René Leroy, militant et ancien président de l'association JALMALV de la Somme
René Leroy, militant et ancien président de l'association JALMALV de la Somme © Radio France - Axelle Labbé

Somme, France

France Bleu Picardie reçoit ce matin René Leroy, militant et ancien président de l'association JALMALV de la Somme, "Jusqu'à la mort, accompagner la vie" qui aide les malades en fin de vie et leurs familles. Une dizaine de bénévoles ont ainsi aidé, écouté environ 500 familles et patients l'année dernière dans la Somme. L’hôpital de Reims a rétablit l'alimentation et l'hydratation de Vincent Lambert suite à la décision de la cour d'appel de Paris lundi soir. Cet homme de 42 ans est dans un état végétatif irréversible depuis 11 ans maintenant. Sa famille se déchire autour de son sort. Une affaire qui pousse aussi chacun de nous à s'interroger sur ce qu'il souhaite pour sa fin de vie. 

13% seulement des Français ont rédigé des directives anticipées

"Chacun doit réfléchir à sa propre fin de vie, explique-t-il, qu'est-ce que je veux qu'on fasse de moi à la fin de ma vie, pour mes obsèques. Et à tout âge, un accident de la route ça arrive tous les jours". Son conseil : rédiger ses directives anticipées, et en parler à sa famille, parce que si quelque chose arrive, ce sont eux qui prendront la décision. Et ils doivent savoir où les trouver, donc on peut par exemple les garder dans son portefeuille. 

Les directives anticipées, précise le site du gouvernement, permettent à toute personne majeure de faire une déclaration écrite pour préciser ses souhaits concernant sa fin de vie. Ce document aidera les médecins, le moment venu, à prendre leurs décisions sur les soins à donner, si la personne ne peut plus exprimer ses volontés. Il permet par exemple de dire "je ne veux pas d'acharnement, je ne veux pas être branché à des machines" ajoute René Leroy. On peut aussi y préciser ses choix pour ses obsèques par exemple, mais ce n'est pas un testament qui, lui, doit être établit devant notaire. Vous pouvez les rédiger sur papier libre ou en vous aidant avec le formulaire établit par le ministère de la santé.

Selon les derniers chiffres de Jean-François Delfraissy, président du Comité national d'éthique:  "13 % des Français" ont rédigé leurs directives anticipées, soit "le même chiffre qu'il y a trois ans".

Écoutez l'interview de René Leroy, militant et ancien président de l'association JALMALV de la Somme

Un tabou en France

"C'est un problème français, on ne veut pas parler de la fin de vie, de la mort. Pour la naissance, on a mis en place un tas de chose pour entourer la future mère, mais il n'y a pas grand chose de prévu pour entourer la mort. Je crois qu'il faut améliorer la loi, pour savoir qui doit décider en priorité" estime René Leroy. C'est ce qui se fait en Belgique, il y a une hiérarchie, on demande aux proches quelle était la volonté du malade, dans un ordre précis : d'abord le conjoint, puis les enfants, puis les parents et ensuite les frères ou sœurs.

Un modèle de directives anticipées rédigé par le ministère de la Santé - Aucun(e)
Un modèle de directives anticipées rédigé par le ministère de la Santé - Ministère de la Santé