Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Aide-soignant, moniteur, éducateur : 2.000 Creusois du médico-social oubliés du Ségur de la Santé

-
Par , France Bleu Creuse

Contrairement à leurs collègues de l'hôpital et des Ehpad, les soignants et professionnels du médico-social qui travaillent dans le privé ou pour des collectivités territoriales n'ont pas le droit au Ségur de la Santé. En Creuse, ils demandent les mêmes revalorisations salariales.

Certains aide-soignants n'ont pas le droit au Ségur de la santé
Certains aide-soignants n'ont pas le droit au Ségur de la santé © Maxppp - JEAN MICHEL NIESTER

Le secteur du médico-social dénonce une injustice : ils n'ont pas le droit aux augmentations de salaire du fameux Ségur de la santé négocié cet été. Après la crise sanitaire, le gouvernement a prévu 183 euros net de plus par mois dans le public, 160 dans le privé. Ces accords concernent un million et demi de salariés des hôpitaux et des Ehpad. Ils ont été élargis en février à 18.500 personnes qui travaillent dans des structures rattachées à l'hôpital. Mais il y a toujours des laissés pour compte.

On fait le même métier que nos collègues de l'hôpital !

Serge Charles, moniteur d'atelier à l'Adapei 23 et délégué CFDT

2.000 Creusois concernés

En Creuse, 2.000 Creusois restent ainsi sur le carreau, selon Serge Charles, délégué CFDT en Creuse. Ce moniteur d'atelier pour l'Adapei 23, qui accompagne au quotidien des personnes en situation de handicap, réclame les mêmes augmentations de salaire que ses collègues de l'hôpital et des Ehpad : "Il y a les moniteurs d'atelier, les éducateurs spécialisés, les infirmiers, les aides-soignants, les cuisiniers... Tous ces salariés n'ont pas le droit au Ségur alors qu'ils font le même métier qu'une personne en secteur hospitalier."

On a suivi la même formation, si certaines touchent le Ségur et d'autres non, il y a discrimination !

Cela concerne 150 personnes à l'Adapei 23. Pour ces professionnels, 183 euros net par mois est loin d'être négligeable, "ça représente un chariot de courses, quatre pleins de voiture ou une sortie avec les enfants" soupire-t-il. Anthony Martin, aide-soignant au SSIAD de Guéret, ne comprend pas cette injustice : "On a suivi la même formation, on est tous diplômés d'Etat, si certains touchent le Ségur et d'autres non, il y a discrimination !"

Anthony Martin, aide-soignant au SSIAD de Guéret

Le risque de voir partir les salariés

Tous deux craignent à terme de voir partir les salariés vers des structures qui ont bénéficié du Ségur. "Ce serait logique, parce que le salaire est là aussi", reconnaît Serge Charles. Les négociations pour élargir le Ségur de la santé doivent officiellement commencer le 1er mars dans le cadre de la mission Laforcade, censée rendre son rapport en juillet. S'il reste exclu des augmentations de salaire, Anthony Martin envisage lui-même de changer de voie, "même si j'adore mon métier".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess