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Santé – Sciences DOSSIER : La santé : un enjeu électoral 2017

"Aider les personnes en soins palliatifs, avant de légiférer sur le suicide assisté"

lundi 6 mars 2017 à 16:41 Par Fany Boucaud et France Bleu Besançon, France Bleu Besançon

Que faire pour améliorer la fin de vie des personnes âgées ? Réponse avec Régis Aubry, le chef du département douleur et soins palliatifs au CHU de Besançon.

Régis Aubry, chef du département douleur et soins palliatifs au CHU de Besançon et président de l'Observatoire National de la fin de vie
Régis Aubry, chef du département douleur et soins palliatifs au CHU de Besançon et président de l'Observatoire National de la fin de vie © Maxppp - Maxppp

Besançon, France

La France a beaucoup légiféré en la matière ces dernières années. La loi Clayes Léonetti est la troisième en dix ans et pourtant, la fin de vie fait toujours débat. "Il faut que les acteurs de santé mais aussi le grand public soient mieux informés. Pour que les personnes atteintes de maladies graves connaissent et utilisent leurs droits", explique Régis Aubry, le président de l'Observatoire National de la fin de vie.

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Les directives anticipées

Il s'agit d'un écrit faite par une personne se sachant malade, évolutive, pensant qu'elle peut perdre la capacité d'exprimer son avis. Et c'est cet avis qui sera couché sur le papier. Le patient expliquera ses choix en matière de poursuite des soins ou non, ce qu'elle veut également sur la limitation ou de l'arrêt de traitements par exemple. Le médecin doit maintenant au nom de la loi respecter ce que le patient a écrit.

En France, il y a une espèce de déni qui concerne la fin de vie"

Quelles propositions pour les personnes âgées ?

Régis Aubry affirme qu'il faut du respect pour les aînés. Ils ont le droit de choisir le lieu de vie qu'ils veulent garder pour finir leur jours. _"Et nous devons respecter aussi ces choix"déclare-t-il, "continuer à garder les personnes âgées à domicile."_ C'est une véritable politique d'aide au maintient à domicile que souhaite le professeur.

Suicide assisté

Beaucoup de candidats à la présidentielle évoquent cette alternative sans pour autant tous y adhérer. Mais avant de légiférer sur un suicide assisté ou l'euthanasie, Régis Aubry explique qu'il est nécessaire d'avoir avant, une vraie politique d'accompagnement des personnes en situation de soins palliatifs.

Interview en live du professeur Régis Aubry à France Bleu Besançon

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