Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Aire-sur-l'Adour : les urgences de la clinique désormais fermées la nuit

-
Par , France Bleu Gascogne

Depuis ce premier avril, il n'y a plus de service d'urgences la nuit à Aire-sur-l'Adour. Le service d'urgences de la clinique est désormais fermé de 19h à 8h30. En cause, selon l'Hôpital de Mont-de-Marsan, le manque de personnel.

L'entrée de la clinique d'Aire sur l'Adour
L'entrée de la clinique d'Aire sur l'Adour - Capture d'écran - Google Street View

Le services d'urgences de la clinique Adour d'Aire-sur-l'Adour est désormais fermé la nuit entre 19 heures et 8 heures 30. Depuis le premier avril, durant ce créneau horaire, les patients sont orientés vers les urgences de l'hôpital de Mont-de-Marsan. 

Manque de personnel

L'hôpital de Mont-de-Marsan, qui cogère la clinique,  explique dans un communiqué "qu'afin de maintenir la qualité et la sécurité des soins", le service d'urgences ferme la nuit à Aire sur l'Adour. "Cette décision est la conséquence d’un effectif soignant aujourd’hui insuffisant pour assurer une présence sur 24h, auquel s’ajoutent des difficultés de recrutement en médecine d’urgence. Cette situation est majorée par des contraintes récentes d’accès aux examens d’imagerie médicale et de biologie la nuit, alors que ceux-ci contribuent de manière importante à établir un premier diagnostic et une bonne orientation des patients", peut-on lire sur le communiqué.

A plus de 30 minutes d'un service d'urgence

La particularité de ces urgences de la clinique de l'Adour, c'est qu'elles couvrent le territoire du Sud-Est des Landes, d'Aire-sur-l'Adour à Hagetmau, mais aussi l'Ouest du Gers jusqu'à Riscle et un peu du Nord des Pyrénées-Atlantiques. Il reste tout de même à Aire sur l'Adour une équipe du SMUR disponible 24h sur 24 avec un médecin urgentiste, un infirmier, un ambulancier et le véhicule. 

Avec la réorientation des patients à Mont-de-Marsan la nuit, il y a donc entre 35 minutes et une heure de route pour aller aux urgences pour les personnes de ce territoire. Or, il y a à peine un mois, une étude des Maires Ruraux de France pointait encore la problématique des services d'urgences trop éloignés. Etude qui considère qu'il y a une risque pour les patients car des spécialistes estiment que 30 minutes, c'est le maximum en terme de sécurité pour se rendre aux urgences. Cette durée seuil est calculée sur la prise en charge d'un infarctus. 

En 2012, c'était d'ailleurs une promesse de François Hollande. Il souhaitait qu'il n'y ait plus de Français à moins de 30 minutes d'un service d'urgences. Dix ans plus tard, 6 millions de français sont à plus de 30 minutes avec cette inégalité : cela concerne 75% des ruraux.  

Les habitants inquiets

"Si c'est fermé la nuit, c'est compliqué", réagit une Aturine quand on lui annonce la nouvelle. "Du fait que je sois ambulancier, cela va nous enlever un secteur d'évacuation qui est primordial pour nous, cela va rallonger les temps d'interventions", poursuit Christophe.  "C'est quand même aberrant de devoir faire des kilomètres au risque de la vie des personnes", conclue une autre habitante d'Aire-sur l'Adour. 

Quant aux élus, le maire d'Aire-sur-l'Adour, Xavier Lagrave, n'a pas répondu aux appels de France Bleu Gascogne. Philippe Brethes, maire d'Eugénie-les-Bains et président de la communauté de commune d'Aire sur l'Adour soulève lui un problème de méthode : "j'ai eu l'information très tardivement et de manière brutale. J'ai eu l'information le 31 mars pour une fermeture le premier avril, donc cela laisse peu de chance pour réagir. Fermer brutalement, sans dialogue avec les élus, pour moi c'est une erreur".  Une réunion avec les élus serait programmée autour du 15 avril. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess