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Dossier : Coronavirus Covid-19

“On ajoute notre pierre à l’édifice” : le CHU d’Amiens en quête d'un remède contre le coronavirus

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Par , , France Bleu Picardie

Des essais thérapeutiques pour trouver un remède au coronavirus ont lieu en ce moment dans plusieurs hôpitaux français, dont le CHU d’Amiens. Objectif : déterminer le traitement le plus efficace contre le Covid-19. Les premiers résultats sont espérés pour la fin du mois.

Deux séries d'essais cliniques sont actuellement menées au CHU d'Amiens-Picardie
Deux séries d'essais cliniques sont actuellement menées au CHU d'Amiens-Picardie © Radio France - Annaig Haute

Ils s’appellent Discovery et Hycovid. Ce ne sont pas des missions spatiales, mais deux programmes d’essais thérapeutiques menés en ce moment au CHU d’Amiens pour tenter de trouver un remède au coronavirus. Outre l’établissement picard, plusieurs hôpitaux français et européens – dont le CHU de Lille, les centres hospitaliers de Tourcoing ou de Valenciennes – participent à la démarche.  

“Avec Discovery, on compare quatre médicaments et un bras sans médicament, détaille le docteur Jean-Philippe Lanoix, du service des maladies infectieuses du CHU d’Amiens, invité de France Bleu Picardie ce vendredi matin. En ce qui concerne Hycovid, c’est une comparaison entre l’hydroxychloroquine et un placebo. Ni le patient, ni le médecin ne sait quel principe est administré."  

L’objectif de ces essais c’est bien sûr de lutter efficacement contre le covid-19. “Ils vont permettre d’enfin savoir quel traitement est efficace. Car pour l’instant, on a seulement des bribes de réponse, qui repose sur des expériences in-vitro ou sur quelques patients.” 

Pour l'instant, on a que des bribes de réponses. On ne sait pas quel traitement est efficace

Avec ces essais, l’échelle est en effet beaucoup plus large. “Au niveau national, ça concerne 800 et mille patients, reprend Jean-Philippe Lanoix. On aura donc une vraie réponse, avec une vraie décision à la fin. Nous saurons ce qui marche, ce qui ne marche pas et nous saurons dire au patient ce qu’il doit faire.” 

La démarche doit aussi permettre de trancher certains débats, notamment autour de l’hydroxychloroquine, dont parle beaucoup le professeur Raoult, à Marseille. “On saura en effet si c’est efficace ou pas, et s’il y a d’autres médicaments autant voire plus efficaces.”  

Des résultats à la fin du mois

Reste à savoir quand ces réponses vont arriver. “On espère avoir des résultats rapidement. Discovery a commencé le 22 mars et 540 patients l’ont déjà reçu dans toute la France. On devrait atteindre les 800 patients d’ici la fin du mois.”  

Selon Jean-Philippe Lanoix, les patients qui participent au CHU d’Amiens ont des profils très variés. “Nous avons tous les stades et tous les âges. Cependant, il faut avoir besoin d’oxygène pour participer. Donc ce sont quand même plutôt des patients hospitalisés dans un état modérément grave, soit en médecine soit en réanimation."  

“Avant de proposer l’essai à un patient, on vérifie qu’il n’a pas de contre-indication aux médicaments. C’est ensuite à lui de nous dire s’il veut participer ou pas.” 

Car les essais ne sont pas sans contraintes, assure le spécialiste. “Il faut faire des prises de sang en plus et des visites supplémentaires aussi. Mais malgré cela, les patients sont très volontaires.”  

Les participants n’ont pas de décharge à signer, mais il doit y avoir un consentement éclairé. “Ça veut dire qu’on leur laisse un temps de réflexion réglementaire et ensuite il peuvent recevoir le traitement tiré au sort.”  

Grace à ces essais, “on ajoute notre pierre à l’édifice, ça fait plaisir, assure le docteur. On a l’habitude de participer à des essais, mais beaucoup moins médiatisés. Là on participe à l’effort de tous, dans la lutte contre le coronavirus.” 

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