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Santé – Sciences

Alerte maximale aux pollens en Corrèze et Haute - Vienne

lundi 16 avril 2018 à 5:57 Par Valentine Joubin, France Bleu Limousin

Le risque d'allergie aux pollens de bouleaux est très élevé en Corrèze et en Haute-Vienne. Avec le retour du soleil, la gêne des personnes allergiques va s'accentuer. Les allergologues sont déjà débordés.

Sacha, 10 ans, allergique aux pollens, fait un test pulmonaire chez son allergologue.
Sacha, 10 ans, allergique aux pollens, fait un test pulmonaire chez son allergologue. © Radio France - Valentine joubin

Après les pollens des arbres, gare aux graminées!

Alerte rouge aux pollens en Haute Vienne et en Corrèze. Le risque d'allergies aux bouleaux est très élevé dans nos deux départements (cinq sur une échelle de cinq) et élevé pour les pollens de frêne (quatre sur cinq). 

Vous ne sentez pas grand chose pour le moment? C'est grâce (si l'on peut dire!) à la pluie qui plaque au sol les grains qui, habituellement, volent dans les airs. Mais les beaux jours arrivent et, après les arbres, ce sont les pollens de graminées qui vont sévir.

Mieux vaut prendre son traitement jusqu'à la fin de l'été

Christine Bertin, allergologue à Limoges et présidente de l'association Allergolim, est débordée par les consultations saisonnières, "un rendez-vous tous les quarts d'heure". Elle n'est pas en mesure d'accueillir les urgences et conseille aux personnes qui commencent à ressentir les effets des pollens de s'adresser à leur médecin généraliste "qui peut prescrire des antihistaminiques". 

Autre conseil de la spécialiste, commencer son traitement dès maintenant et ne pas l'interrompre jusqu'à la fin de l'été "les gens ne sont pas sérieux, ils ne prennent leurs médicaments que lorsqu'ils sont gênés, les jours de beau temps, hors si vous arrêtez votre traitement, vous n'êtes pas protégés"

Sacha, élève de CE2 à Limoges, chez son allergologue en prévision du pic de pollens. - Radio France
Sacha, élève de CE2 à Limoges, chez son allergologue en prévision du pic de pollens. © Radio France - Valentine Joubin

La désensibilisation : l'alternative au tout médicament

Cela fait maintenant deux ans que Sacha, élève de CE2 à Limoges, a été diagnostiqué allergique aux pollens, "j'ai le nez qui coule, je me mouche tout le temps et même parfois, je n'arrive pas à dormir la nuit". Stéphanie, sa maman, a recommencé à lui donner des antihistaminiques un peu plus tôt cette année et à contre cœur, "me dire qu'il va prendre des corticoïdes toute sa vie, c'est difficile à accepter. J'essaie l'homéopathie mais sans grande garantie".

Une alternative au tout médicament, il y en a bien une : la désensibilisation. "Depuis cet hiver Sacha prend des doses de pollens en comprimés comme pour s'y habituer. Petit à petit il ressent moins de démangeaisons", explique Christine Bertin, son allergologue. Un traitement qui dure trois ans, au minimum, mais qui a prouvé son efficacité, en particulier auprès des enfants.