Santé – Sciences

Allergies : 70.000 Français privés de traitement jusqu'à nouvel ordre

Par Marina Cabiten, France Bleu lundi 11 janvier 2016 à 12:22

Cette coupure de traitement est très gênante pour certains patients
Cette coupure de traitement est très gênante pour certains patients © Maxppp

Des dizaines de milliers de patients souffrant d'allergies ont du arrêter leur traitement le mois dernier, suite à la suspension de l'activité d'un laboratoire par les autorités. Une situation "catastrophique" selon certains médecins, et qui pourrait durer.

"C'est vraiment catastrophique" pour Madeleine Epstein, médecin, interrogée lundi sur BFMTV. Ses patients souffrant d'allergies (aux poils d'animaux, au pollen ou encore aux acariens) ne peuvent plus prendre leur traitement habituel depuis décembre dernier. En cause : la suspension de l'activité du laboratoire français Stallergenes, principal fabriquant de ces médicaments. Ils sont 70.000 Français à être concernés. 

Problème informatique

Ces patients ont reçu le mois dernier un courrier leur demandant de suspendre leur traitement. À l'origine, il y a un problème détecté dans le système informatique de Stallergenes qui a pu entraîner des erreurs de dosage ou de destinataire. Au-delà d'un simple rappel, c'est l'activité entière du laboratoire qui a été suspendue, jusqu'à nouvel ordre. Un numéro vert a été mis en place (0800.130.000) par l'Agence nationale de sécurité du médicament pour rassurer car les autorités ont constaté une inquiétude grandissante exprimée sur les réseaux sociaux.  

Attendre ou recommencer son traitement du début

En revanche, aucune information n'est disponible quant à la date à laquelle le laboratoire pourra de nouveau produire les traitements anti-allergiques. En attendant, que faire ? C'est au médecin de chaque patient concerné de décider : soit suspendre son traitement habituel jusqu'au retour des produits sur le marché, soit se lancer dans un nouveau traitement, chez le concurrent de Stallergenes. Mais cela implique de "reprendre le protocole depuis le départ" déplore Madeleine Epstein, ajoutant que pour certaines personnes il existe un réel danger à ne pas avoir de traitement. 

De plus, les autorités ont déconseillé aux professionnels de prescrire ce traitement alternatif pour le moment, par crainte que cela ne cause une rupture de stock généralisée en France. 

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