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Maladie d'Alzheimer : "on prend mieux en charge les facteurs de risques"

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Par , France Bleu Picardie

En cette journée mondiale de la maladie d'Alzheimer, France Bleu Picardie fait le point avec le professeur Frédéric Bloch, chef du service de gériatrie du CHU d'Amiens.

Garder une vie sociale riche fait partie des moyens de prévenir la maladie d'Alzheimer explique le professeur Frédéric Bloch, responsable du service de gériatrie du CHU d'Amiens (photo d'illustration)
Garder une vie sociale riche fait partie des moyens de prévenir la maladie d'Alzheimer explique le professeur Frédéric Bloch, responsable du service de gériatrie du CHU d'Amiens (photo d'illustration) © Maxppp - Vanessa Meyer

En cette journée mondiale d'Alzheimer, le professeur Frédéric Bloch, chef du service de gériatrie du CHU d'Amiens, fait le point avec France Bleu Picardie sur la maladie qui touche un million de personnes en France.  

Est-ce que le nombre de personnes malades d'Alzheimer progresse ? 

Sur les projections, on pense que le nombre va augmenter en France et dans les pays industrialisés mais quand on regarde le nombre de nouveaux cas, on constate qu'ils n'augmentent pas autant qu'on pouvait suspecter probablement parce qu'aujourd'hui on prend mieux en charge les facteurs de risques comme les facteurs de risques cardiovasculaires. Il y a un meilleur accompagnement, un meilleur diagnostic précoce mais également parce qu'il y a peut-être un niveau d'éducation supérieur et protecteur pour les nouvelles générations par rapport aux plus anciennes. Un haut niveau d'éducation est un facteur protecteur parce qu'on considère qu'il y a une meilleure réserve cognitive donc de meilleures capacités, des stratégies d'adaptation. Le cerveau arrive mieux à s'adapter et donc l'évolution est plus lente. 

Quels sont les signes qui doivent alerter et inciter à se faire dépister ? 

On sait que les problèmes de mémoire doivent alerter mais qui dit troubles de mémoire ne dit pas obligatoirement maladie d'Alzheimer ou maladie apparentée pour autant il faut être vigilant. Ce qu'on constate c'est que c'est plutôt l'entourage qui s'inquiète pour un proche qui a des oublis ou des pertes de mémoire. Ce qui doit inquiéter c'est si ça devient une gêne et si c'est associé à d'autres signes : des problèmes d'orientation, de reconnaissance des personnes... et un _retentissement sur la capacité à gérer les actions du quotidien_

Il n'y a toujours pas de traitement ? 

Il n'y a pas de traitement curatif. Il y a quelques pistes de recherche mais il ne faut pas trop s'emballer parce qu'entre le moment où on a des pistes et le moment où le médicament est mis sur le marché, il peut se passer dix à quinze ans. Il faut plutôt se concentrer aujourd'hui sur les traitements symptômatiques c'est-à-dire les médicaments qui peuvent améliorer les symptômes et toute la prise en charge non médicamenteuse. 

On peut prévenir la maladie d'Alzheimer ? 

Le bien vieillir est d'une manière quelque chose à privilégier c'est-à-dire garder une bonne stimulation cognitive, une vie sociale riche, de l'activité physique et un _bon équilibre alimentaire_

Vous pouvez écouter l'interview du professeur Frédéric Bloch ici

Notez que l'association France Alzheimer tiendra un stand à l'angle des rues des Trois Cailloux et Robert de Luzarches à Amiens ce mercredi 23 septembre. 

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