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Amarob : le laser qui opère à l’intérieur du corps, conçu à Besançon

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Par , France Bleu Besançon

Deux chercheurs en micro-robotiques et un entrepreneur se sont associés à Besançon pour concevoir un laser intra-corporel. L'entreprise AMAROB Technologies cherche à développer ce micro-robot, une technique chirurgicale moins invasive qui permettrait de soulager les hôpitaux saturés.

Le Chirurgien Laurent Tavernier lors des tests précliniques au CHU de Besançon, le médecin gère toute l'opération depuis sa tablette
Le Chirurgien Laurent Tavernier lors des tests précliniques au CHU de Besançon, le médecin gère toute l'opération depuis sa tablette - Université de Franche Comté

On connaissait les opérations au laser à l'extérieur, pour les yeux par exemple. Eh bien la chirurgie au laser intra-corporel se développe, notamment en Franche-Comté. Trois associés ont fondé l'entreprise AMAROB Technologies : un projet mené au sein de l'institut FEMTO-ST à Besançon. Ils souhaitent, in finé, améliorer les capacités des hôpitaux avec cet appareil. 

Une technique moins invasive, permettant au patient de se remettre plus vite de son opération 

Ce laser intra-corporel est un micro-robot qui dirige un micro-laser pendant une opération. Tout est capté par un endoscope : une caméra à l'intérieur du corps. Le médecin lui gère tout de l'extérieur, depuis un écran. Sans ouvrir la peau, le laser permet donc de retirer un tissus malade. 

Sergio Lescano et l'équipement du laboratoire
Sergio Lescano et l'équipement du laboratoire - Amarob Technologies

D'origine péruvienne, Sergio Lescano, l'un des trois fondateurs est passionné de micro-robotique : "on entre par la bouche, on introduit un endoscope équipé d'un micro-robot. On se place à deux centimètres sur tissus malade. C'est le laser qui réalise la scission ou l'ablation du tissus." Effectivement, ce robot servirait surtout autour des orifices, comme la bouche, pour une opération des cordes vocales par exemple.

La chirurgie est moins coûteuse, plus sûre pour le patient, beaucoup plus facile à utiliser pour le chirurgien - Sergio Lescano

Cette technique, moins invasive et donc moins traumatisante, permet au patient se remettre plus vite de son opération. Un patient rentré plus tôt chez lui, c'est un lit d’hôpital libéré plus vite. L'objectif de Sergio Lescano est de se servir des avantages du laser, mais cette fois à l'intérieur du corps : "on propose un système qui va rendre la chirurgie moins coûteuse, plus sûre pour le patient, beaucoup plus facile à utiliser pour le chirurgien."

Au final cette technologie permettrait d'améliorer la capacité des hôpitaux.   

Une technologie en pleine expansion sur la scène internationale

A l'origine du projet : deux chercheurs experts en micro-robotique et un entrepreneur côté finances. En France, un seul robot de ce type a été conçu à Montpellier. Sinon, AMAROB Technologies est la première entreprise française sur ce marché de niche, où à l'internationale, on trouve les  grands acteurs de la robotique comme Siemens.

Le logo de l'entreprise AMAROB
Le logo de l'entreprise AMAROB - AMAROB Technologies

Aujourd'hui, le robot AMAROB est encore un prototype. Il a été testé par les cliniciens au CHU de Besançon, sur des corps donnés à la science. Et enfin, valider la certification nécessaire avant de mettre leur appareil sur le marché. Le projet a d'abord été financé grâce à 3,5 millions d'euros légués par trois pays européens. AMAROB Technologies est soutenu par la région Bourgogne-Franche-Comté, et vient d'obtenir le Label Deep Tech de la Bpifrance.

Le chirurgien Laurent Tavernier lors des tests précliniques au CHU de Besançon
Le chirurgien Laurent Tavernier lors des tests précliniques au CHU de Besançon - Université de Franche Comté
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