Santé – Sciences

Amiante en Ardèche : ils demandent à François Hollande de changer la loi

Par Emmanuel Champale, France Bleu Drôme-Ardèche lundi 13 mars 2017 à 20:39

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image d'illustration © Maxppp - Stéphane Lartigue

Déboutés en justice pour leur demande de préjudice d'anxiété, des salariés sous-traitants d'IVECO Bus à Annonay écrivent à François Hollande.

"Y a t-il des sous-hommes, des sous-femmes ? Parce qu'ils ne sont pas embauchés par le donneur d'ordre, n'ont-ils pas les mêmes angoisses de tomber malade et de mourir dans des conditions atroces? "

C'est la question que posent des sous-traitants d'Iveco dans un courrier au Président de la République. Ces six salariés chargés du nettoyage des ateliers de l'usine RVI, aujourd'hui Iveco à Annonay, ont été exposés à l'amiante. Mais le Conseil des Prud'hommes de Valence vient de rejeter leur demande de préjudice d'anxiété pourtant accordée aux salariés d'Iveco.

Un arrêt de la Cour de Cassation dit que les salariés d'une usine reconnue comme amiantée peuvent être indemnisés. Or, ONET, l'employeur de ces six agents de nettoyage, n'est pas reconnu comme tel. Les salariés attendent donc que François Hollande clarifie la loi et que les sous-traitants aient droit aux mêmes indemnités que les salariés du donneur d'ordre.

"Qu'il sorte un décret et qu'il dise que les sous-traitants ayant travaillé dans des entreprises reconnues amiantées doivent être reconnus au même titre" Pierre-Jean Serrières, pour le collectif des salariés sous-traitant d'Iveco Bus

Ces sous-traitants d'Iveco attendent une réponse concrète du Président de la République: "nous espérons que vous nous répondrez personnellement" écrivent-ils.