Santé – Sciences

Amiante : la longue bataille des anciens salariés d'Everite à Descartes

Par Théo Maneval, France Bleu Touraine mardi 11 mars 2014 à 9:18

L'exposition à l'amiante a déjà entraîné plusieurs procédures pour ce motif de "préjudice d'anxiété"
L'exposition à l'amiante a déjà entraîné plusieurs procédures pour ce motif de "préjudice d'anxiété" © MaxPPP

Les anciens salariés de l'entreprise Everite, à Descartes, se battent depuis plus de deux ans en justice pour faire reconnaître leur "préjudice d'anxiété". Les maladies liées à l’amiante peuvent se déclarer vingt ou trente ans après l’exposition, et les personnes exposées vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Ils espèrent profiter de la jurisprudence qui se dégage en la matière.

Le conseil des prud’hommes de Beauvais  examinait ce lundi les dossiers d’une centaine d’employés d’une usine Bosch qui réclament des réparations pour « préjudice d’anxiété » après leur exposition à l’amiante. 

  En Touraine, les anciens salariés de l'entreprise Everite, à Descartes , sont dans la même bataille au conseil des prud'hommes depuis plus de deux ans . Les maladies liées à l’amiante peuvent se déclarer vingt ou trente ans après l’exposition, et les salariés exposés vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. C'est ce préjudice qu'ils veulent faire reconnaitre comme l'explique André Letouzé, délégué pour l'Indre-et-Loire de l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante (Andeva).

"On a une espérance de vie réduite, ça provoque de l'anxiété et un bouleversement dans les conditions de vie"

Amiante SON

Deux groupes d'anciens salariés d'Everite se battent actuellement aux prud'hommes pour être indemnisés. Un premier groupe a obtenu un jugement favorable en fin d'année dernière, et la jurisprudence devrait s'appliquer au second le 24 mars prochain. Mais après les prud'hommes, les entreprises font souvent appel pour faire durer la procédure.

Partout où le préjudice d'anxiété a été jugé, les salariés ont gagné

Amiante ENRO

Le premier groupe a obtenu aux prud'hommes près de 16.000 euros, dont 11.000 au titre du préjudice d'anxiété.