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Santé – Sciences

Angioplastie à l'hôpital de Chalon-sur-Saône : le dialogue toujours au point mort malgré la démission d'un cardiologue

mercredi 6 juin 2018 à 19:10 Par Anne Pinczon du Sel, France Bleu Bourgogne

Mardi soir, Arnaud Dellinger a rendu son tablier de président de la commission médicale d'établissement de l'hôpital de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Le cardiologue qui était à la tête des revendications pour obtenir une salle d'angioplastie à Chalon voudrait que le dossier avance.

Une manifestation devant l'ARS au mois de mai
Une manifestation devant l'ARS au mois de mai © Radio France - Thomas Nougaillon

Chalon-sur-Saône, France

Depuis près de deux ans, l'hôpital William Morey de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) réclame l'autorisation de l'ARS pour ouvrir une salle d'angioplastie coronaire. Mais le dialogue avec l'Agence régionale de santé (ARS) est au point mort. Arnaud Dellinger, le cardiologue qui était à la tête des revendications a décidé de démissionner de la présidence de la Commission médicale d'établissement. Un rebondissement symbolique dans un dossier qui s'enlise. 

Le cardiologue met en avant "le ton extrêmement brutal de la réunion du 31 mai dernier où l'ARS a reçu une délégation chalonnaise." S'il reconnaît que les tensions ne se cristallisent pas autour de sa seule personne, "puisque même les élus qui ont porté nos revendications ont essuyé un échec", il estime que c'est la dernière contribution qu'il pouvait apporter "pour renouveler le dialogue avec d'autres interlocuteurs." 

Ce que réclame l'hôpital de Chalon 

Le personnel du Centre hospitalier William Morey demande l'autorisation de l'ARS pour obtenir un plateau technique de coronarographie et d'angioplastie. Aujourd'hui, il y a à l'hôpital une unité de soins intensifs en cardiologie mais d'après Arnaud Dellinger son avenir est menacé : "partout en France, les unités de soins intensifs en cardiologie ont la moitié de leur activité qui est occupée par des pathologies des artères du coeur. S'il n'y a pas de coronarographie et pas d'angioplastie dans un centre comme Chalon, il n'y aura plus assez d'activité et le service va fermer. On sera obligés de rediriger tous les patients vers Mâcon et Dijon qui pour l'instant n'ont pas les moyens de les accueillir, et les services de transports d'urgence ne sont pas prêts à ça non plus." 

Le cardiologue ajoute que près de 150 000 habitants de Saône-et-Loire n'ont pas accès assez rapidement aux hôpitaux de Mâcon ou de Dijon en cas d'urgence et que les jeunes cardiologues préfèrent postuler dans des centres où il y a un plateau technique complet. 

La position de l'ARS 

L'agence régionale de santé doit arrêter son plan régional de santé 2018-2022 dans les prochaines semaines. Mais au vu de l'absence de dialogue, il y a peu de chances que l'angioplastie à Chalon y figure. L'ARS conditionne son autorisation à la collaboration des trois hôpitaux de Chalon, Mâcon et Dijon. Dans un communiqué, l'agence précise : "le CHU de Dijon et le CH de Mâcon ont officiellement accepté d'adhérer à ce projet. En le rejetant et en formulant une proposition unilatérale de dernière minute (...) l'équipe cardiologique du CH de Chalon porte la responsabilité de l'échec de cette coopération." Ce à quoi Arnaud Dellinger répond qu'il est impossible pour l'hôpital de Chalon de s'engager tant qu'il n'y a pas de promesse actée de la part de l'ARS.