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Dossier : Coronavirus Covid-19

Couvre feu de 21 heures à 6 heures dans la métropole de Grenoble : conséquences et réactions en Isère

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Par , , , France Bleu Isère

Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé ce mercredi soir la mise en place d'un couvre-feu, de 21 heures à 6 heures, en Île-de-France et dans certaines métropoles, dont Grenoble et Lyon. Quelles sont les conséquences et les réactions dans notre département de l'Isère ?

Emmanuel Macron à la télévision, le 14 juin 2020.
Emmanuel Macron à la télévision, le 14 juin 2020. © Maxppp - Guillaume Horcajuelo

On s'en doutait. Avec le regain de l'épidémie de coronavirus, le président de la République Emmanuel Macron a pris la parole ce mercredi soir. Il a annoncé la mise en place d'un couvre-feu dans la région Île-de-France et huit métropoles en en France, dont Grenoble (concerne 49 communes) et Lyon. Pour mettre en place ce couvre-feu, le gouvernement a du instaurer un état d'urgence sanitaire sur l'ensemble du territoire dès samedi matin. Le préfet de l'Isère, Lionel Beffre, précisera l'application de cette mesure dans les prochains jours. 

Le couvre-feu sera effectif, de 21 heures à 6 heures, à partir de samedi 17 octobre minuit pour au moins une durée de 4 semaines. Il y aura des attestations comme lors du confinement pour justifier ses déplacements dans cette fourchette horaire. Le gouvernement demandera au Parlement son prolongement jusqu'au 1er décembre. L'amende en cas de non-respect de la règle sera de 135 euros.

Mobilisation des forces de l'ordre

Policiers et gendarmes seront mobilisés pendant les quatre prochaines semaines. Yannick Biancheri, responsable national du syndicat "Alliance" regrette que les policiers soient surchargés. "La tâche des policiers est déjà compliquée. On surnage avec le manque d'effectifs et la Covid-19 car comme tout le monde, la police nationale est touchée par le virus. Sur le couvre-feu, il faudra voir comment on pourra le faire respecter. Mais dans tous les cas, comme pendant le confinement, on s'adaptera parce que la police est professionnelle" réagit Yannick Biancheri.

Les restaurateurs, encore les premiers touchés ?

"Si l'on m'enlève 60, 70 ou 80% de mes rentrées d'argent, autant que je ferme toute la journée" dit Christophe Martin, propriétaire du bar-brasserie L'Auguste dans le quartier Championnet de Grenoble. Depuis le début de la crise sanitaire, restaurateurs, cafetiers et hôteliers font partie des métiers les plus touchés par le confinement et les récentes fermetures à 22 heures.

Interrogations sur les manifestations sportives

La mise en place de ce couvre-feu dans la métropole de Grenoble pose aussi des questions sur le sport professionnel et amateur, notamment le foot et le rugby. Le FCG doit jouer samedi soir à 21 heures contre Valence au stade des Alpes en Pro D2. Le GF38 en Ligue 2 de football est aussi concerné comme le CSBJ et les Brûleurs-de-Loups en Hockey-sur-glace. "Il y a des dérogations pour les activités professionnelles, avec ou sans public selon l'heure" indique le ministère des Sports. Les matchs devront cependant se dérouler à huis-clos après 21 heures

Les réactions politiques : Bustos, Juven, Carignon

"Ce qui est complexe, c'est que ça arrive pile pendant les vacances" dit le socialiste Ludovic Bustos, maire de Poisat. Il souligne une certaine ambiguïté de l'État. "On nous dit qu'il y a un couvre-feu mais en même temps *partez en vacances quand même*" souligne l'édile de Poisat. Mais il est d'accord sur le fait qu'il faut "responsabiliser les gens et protéger les personnes".

"On espère que cela concernera tout le monde, mais on pense d'abord aux populations les plus exposées en terme de fragilité économique à cette situation. On espère que le président de la République et l'État auront bien pris en compte ces gens là parce qu'il y a un risque énorme de tomber dans une trappe à pauvreté dont on ne ressort que difficilement" réagit Pierre-André Juven, adjoint à la santé au maire de Grenoble Éric Piolle.

"C'est une situation très difficile pour notre métropole. On est face à une grosse incertitude et puis on comprend bien entendu les impératifs sanitaires mais la difficulté économique est devant nous" souligne aussi Alain Carignon, opposant à Éric Piolle à la mairie de Grenoble.

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