Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

AP-HP et ARS s'engagent pour zéro brancard dans les couloirs des hôpitaux en Île-de-France

-
Par , France Bleu Paris, France Bleu

L’Agence régionale de santé Île-de-France et l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris ont signé ce lundi soir le premier contrat francilien « zéro brancard » pour les patients en attente d’hospitalisation aux urgences.

Le but du contrat est d'améliorer la qualité de la prise en charge et des conditions de travail dans les services d’accueil des urgences.
Le but du contrat est d'améliorer la qualité de la prise en charge et des conditions de travail dans les services d’accueil des urgences. © Radio France - Martine Bréson

Le projet « zéro brancard » constitue l’axe 1 du plan d’actions régional annoncé par l’ARS Île-de-France, le 26 juin 2019 et intègre pleinement la mesure 12 du pacte de refondation des urgences annoncé en septembre 2019 par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé.

"C'est un objectif réaliste car il y a un engagement des soignants, des professionnels de santé. "Zéro brancard", on le prend comme un indicateur de quelque chose qui ne va pas dans la prise en charge du patient. Ce n'est pas normal que certains passent des heures, quelques fois plus de 24h sur un lit-brancard", explique Aurélien Rousseau, directeur général de l'ARS Ile-de-France et invité de France Bleu Paris ce mardi.

52 établissements concernés

C'est le premier contrat francilien de ce type. La démarche a pour but d'améliorer la qualité de la prise en charge et les conditions de travail dans les services d’accueil des urgences. Concrètement, il s'agira de faire un travail approfondi sur l’organisation des services d’urgence et des flux vers les services d’hospitalisation et, s'il faut, d'augmenter les capacités d’hospitalisation. Il concerne les 52 établissements de santé publique de la région Île-de-France disposant d’un service d’urgences polyvalent. "Mais ce ne sera pas le même contrat partout avec tous les services d'urgences d’Île-de-France.", précise Aurélien Rousseau. Ce plan va de pair avec un accompagnement financier à hauteur de 20 à 30 millions d’euros sur trois ans. 

Améliorer la prise en charge

Pour le moment seul l’hôpital universitaire Bicêtre AP-HP a signé l’engagement avec l’ARS, un lieu qui a accueilli en 2018 plus de 60 000 patients, avec énormément de brancards dans les couloirs. Aurélien Rousseau : "le contrat prévoit à la fois des incitations financières, pour avoir quelqu'un par exemple qui va gérer les lits. Mais aussi, derrière, l'ouverture de 21 lits d'hospitalisation en unité gériatrique aiguë parce qu'on a constaté que ce sont souvent des patients âgés qui restent sur les brancards dans les urgences." Et d'ajouter : "en 6 mois on prévoit de diviser par deux le nombre de patients accueillis sur des lits-brancards, et en 1 an supprimer les lits-brancards."

Dans le contexte actuel de crise que connait l’hôpital, cette convention est perçue plutôt de manière positive par le collectif inter-hôpitaux qui appelait à manifester jeudi dernier. "Tout ce qui améliore la prise en charge est positif", explique Anne Gervais, membre fondatrice du collectif, "mais il vaudrait mieux s'attaquer aux causes plutôt qu'aux symptômes.".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu