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Dossier : Coronavirus Covid-19

Après le 11 mai, il faudra rester prudent et "continuer à faire attention", prévient un épidémiologiste

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Par , France Bleu Paris

La crainte d'une deuxième vague épidémique après le début du confinement est véhiculée par de nombreux médecins. Pour Yves Charpak, "il faut rester inquiet". "Croire qu’on est invincible et que par un coup de baguette magique le virus va disparaître, est vraiment une erreur", estime-t-il.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Alexis Sciard

Déconfinement ne doit pas rimer avec relâchement. C'est l'appel lancé ce jeudi sur France Bleu Paris par Yves Charpak, médecin spécialiste en santé publique, épidémiologiste et ancien Conseiller principal du directeur de l’OMS Europe. Il l'assure, "le virus continue à circuler, il faut rester inquiet". Il plaide ainsi pour le port du masque et la distanciation physique, même entre proches, pour éviter une deuxième vague épidémique.

Les effets bénéfiques du confinement

En Ile-de-France, selon les données transmises par l'Agence Régionale de Santé mercredi, 60 personnes sont mortes du coronavirus dans les hôpitaux en l'espace de 24 heures. En tout, depuis le début de l'épidémie, 6 351 décès ont été enregistrés dans les établissements hospitaliers franciliens. Des hôpitaux où le nombre de patients atteints du covid-19 admis en réanimation poursuit sa baisse : l'ARS en totalisait 1 306 mercredi, contre 1 391 la veille. "Les chiffres sont encourageants parce que le confinement a été relativement bien respecté, mais le virus est toujours là", s'alarme Yves Charpak. "Il faut faire attention et continuer d'avoir en tête que le virus circule et qu'on ne sait pas qui est porteur : même sans le moindre symptôme, on peut être porteur du virus", explique l'épidémiologiste.

Il faut rester prudent pendant le déconfinement

Médecin spécialiste en santé publique, Yves Charpak se dit "inquiet" face à la situation. Pour lui, deux options se présentent aux Français pour le déconfinement. "Le premier boulevard qui est devant nous, c'est de se dire "je sais que je peux être porteur, que les autres aussi, et je croise les autres à moins de deux mètres, je les protège et s’ils font pareil, ils me protègent aussi", et là, on a peut-être une chance de gagner ", indique-t-il. Mais il craint que les citoyens préfèrent une autre voie, "le deuxième boulevard, c’est qu’on se lâche, on fait comme avant et on est reparti probablement pour un tour de panique hospitalière pour les plus faibles, et puis on va tester les malades, leurs proches, leurs contacts et on se retrouvera dans un pays de cellules d’isolement". 

"Croire qu’on est invincible et que tout d’un coup, par un coup de baguette magique ça va disparaître, c’est vraiment une erreur"

Le risque d'une deuxième vague épidémique est important, selon Yves Charpak. L'épidémiologiste assure qu'en cas d'un rebond du virus, la France ne se reconfinera pas, mais se placera "en isolement" : "On communiquera par SMS avec nos proches, mêmes avec ceux qui sont à l’hôpital et qui risquent de disparaître sans qu’on ne les revoit", lance-t-il. Yves Charpak assume ce message alarmiste, estimant qu'il "faut avoir un peu peur pour garder en tête que les pays qui s’en sortent sont ceux qui maintiennent cette distance physique". Pour éviter cette situation, il appelle ainsi tous les Français, non seulement à de respecter les gestes barrières, mais surtout à porter un masque de protection : "Les masques, même artisanaux, servent à quelque chose", explique-t-il.

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