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Après le confinement, l’hôpital psychiatrique d'Allonnes redoute une vague de patients dans les mois à venir

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Après la crise du coronavirus, l'Etablissement de santé mentale d'Allonnes (Sarthe) observe l'arrivée de nouveaux patients sans antécédents psychiatriques. Un afflux qui risque d'être difficile à absorber alors que le tiers des postes de l'hôpital est vacant.

L'établissement public de santé mentale (hôpital psychiatrique) de la Sarthe à Allonnes L'établissement public de santé mentale (hôpital psychiatrique) de la Sarthe à Allonnes
L'établissement public de santé mentale (hôpital psychiatrique) de la Sarthe à Allonnes © Radio France - Alexandre Chassignon

Habituellement, l'été est une période un peu plus calme pour l'Etablissement public de santé mentale de la Sarthe (EPSM) à Allonnes , mais pas cette année. Après une baisse d'activité pendant la crise du coronavirus, les médecins reçoivent de nouveaux patients sans antécédents psychiatriques. Leurs troubles sont directement liés au confinement, mais aussi au déconfinement. "On a des patients qu'on aurait peut-être jamais vus avant et dont les symptômes nécessitent parfois jusqu'à une hospitalisation", observe la psychiatre Geneviève Henault. Des patients avec des stress post-traumatiques, des effets de décompensations ou des épisodes dépressifs graves.

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"Certains patients n'osent plus sortir de chez eux"

Les médecins doivent également gérer des malades déjà connus de leurs services et dont l'état a pu s'aggraver. "Pendant le confinement, plusieurs patients m'ont appelée en me disant 'je ne viendrai plus vous voir'. Ce sont des patients qu'on a perdus de vue plusieurs mois. Aujourd'hui, quand on a de leurs nouvelles, ils ne vont pas bien. Certains n'osent plus sortir de chez eux à cause de l'épidémie. Ils s'isolent et cela peut générer d'autres complications, comme des réactivations de délires", raconte la médecin. 

Les services de psychiatrie déjà fragilisés

La docteur Catherine Pirot-Ché redoute également les effets de la crise économique : "C'est difficile à évaluer, mais on risque de recevoir en consultation des gens qui ont perdu leur travail et qui ont des difficultés sociales. Certains pourraient même craquer et avoir des idées suicidaires suite aux conséquences sur leur foyer et leur vie personnelle".

De nouveaux cas que l'hôpital psychiatrique, déjà fragilisé , aurait bien du mal à absorber puisque le tiers des postes de médecin est vacant. "Nous sommes habituellement débordés, on ne peut donc que craindre cette vague de patients à la rentrée, estime la psychiatre Geneviève Henault. Et cette crainte se double de celle d'une deuxième vague de Covid que les politiques et les scientifiques nous annoncent de plus en plus. On ne serait alors pas en mesure d'accueillir tout le monde.

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