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Après les caméras, les capteurs investissent nos villes

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

"Souriez, vous êtes captés !", c'est le titre d'une expo de la Nantes digital week à voir jusqu'à ce dimanche. Elle permet de découvrir tous les capteurs installés dans nos villes.

Parmi les capteurs présentés, celui-ci qui analyse la qualité de l'air
Parmi les capteurs présentés, celui-ci qui analyse la qualité de l'air © Radio France - Marion Fersing

Dans nos villes, on a désormais l'habitude d'être filmés avec toutes les caméras installées dans les transports, dans les rues, aux entrées des banques, etc. Mais, ce qu'on sait moins, c'est qu'on est aussi très "captés". En effet, de plus en plus de capteurs sont installés un peu partout pour recueillir des informations sur la qualité de l'air, la luminosité, la quantité d'eau dans une canalisation, les pollens... Bref, sur tout ce qui nous entoure mais aussi sur ce que l'ont fait avec, par exemple, les radars pédagogiques

Beaucoup de ces capteurs sont tout petits et on ne les voit pas

Autant, ces derniers, on les connaît bien, autant on voit mal à quoi peuvent ressembler les autres capteurs. "Beaucoup de ces capteurs sont tout petits, ils sont gris, ils sont parfois enterrés, accrochés en hauteur donc, effectivement, on ne les voit pas et il n'y a pas forcément d'information auprès des citoyens", explique Jacques Priol, le président de Civiteo, une société spécialisée dans la gestion des données recueillies par ces capteurs. D'où cette exposition intitulée "Souriez, vous êtes captés !", dans le cadre de la Nantes digital week.

On peut repérer une fuite d'eau dans une canalisation, sachant qu'en France, 25 % de l'eau potable est perdue à cause des fuites

On y découvre par exemple le capteur de pression dans les canalisations et le capteur à infrarouge de Lacroix group. "Ça permet d'observer s'il y a une fuite d'eau dans une canalisation, sachant qu'en France, 25 % de l'eau potable est perdue à cause des fuites", explique Vincent Bedoin, le PDG de la société. "On a aussi des capteurs infrarouge qui permettent de détecter quand un enfant va sortir d'une école en courant et d'alerter l'automobiliste qui arriverait à ce moment-là tout en augmentant l'éclairage public, par exemple", poursuit-il. 

Toujours concernant l'éclairage public, des capteurs peuvent permettre de l'éteindre la nuit et de l'allumer automatiquement si quelqu'un arrive : "et ça, ça peut permettre de faire de grosses économies. L'éclairage public, c'est dans le top trois des dépenses des villes et avec des capteurs, on peut diminuer par deux la facture". Sans parler de la diminution de la pollution lumineuse.

Les allergiques pourront prendre leur traitement avant même d'éternuer

Il y a aussi le détecteur de pollens en temps réel de Lify air. "Il va permettre de prévenir les personnes allergiques sur leurs smartphones dès l'apparition des premiers pollens. Elles pourront donc prendre leur traitement avant même d'éternuer et de l'arrêter dès que le pollen de la plante qui les rend malades n'est plus dans l'air", explique Jérôme Richard, le président de Lify air, "alors qu'actuellement, elles prennent un traitement pendant tout le temps où il y a des pollens". Et on comprend vite l'intérêt quand on sait qu'il y a 25 % d'allergiques en France.

La crainte d'une société à la "Big brother"

Mais, parmi les capteurs, il y a aussi ceux qui lisent automatiquement nos plaques d'immatriculation et ceux qui font de la reconnaissance faciale. Là, ça commence à faire peur à beaucoup d'entre nous qui redoutent une société à la "Big brother". Voilà ce que leur répond Jacques Priol : "avec notre smartphone dans la poche, nous sommes probablement les plus gros producteurs de données que nous laissons, pour certaines, partir dans la nature, via des applications par exemple, sans y prendre garde". Il ajoute qu'en France, l'utilisation des données collectées par les capteurs est très encadrée par la loi et sous la surveillance de la Cnil, la commission nationale de l'informatique et des libertés.

L'exposition "Souriez, vous êtes captés" est à voir sur l'île de Nantes jusqu'à dimanche. C'est au 4, rue René Viviani, près du centre commercial Beaulieu. L'entrée est libre.

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