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Santé – Sciences

Dans l'Yonne, les arrêts de travail coûtent de plus en plus cher à l'Assurance Maladie

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Par , France Bleu Auxerre

Les arrêts de travail dans l'Yonne ont coûté plus de 60 millions euros en 2018. Un chiffre en augmentation par rapport à l'année précédente. La Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) s'efforce d'enrayer la hausse des dépenses en encadrant davantage les salariés assurés.

Les services de santé de la région s'allient pour un meilleur contrôle des arrêts maladies et leur suivi
Les services de santé de la région s'allient pour un meilleur contrôle des arrêts maladies et leur suivi © Radio France - Sebastien Jarry

Yonne, France

Les dépenses de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) de l'Yonne augmentent sensiblement depuis quelques années, et les indemnités versées aux salariés déclarés en arrêt maladie n'y sont pas pour rien. En 2017, les indemnités journalières ont augmenté de 6,1% par rapport à l'année précédente, et la tendance a suivi en 2018. Les arrêts de travail ont ainsi coûté plus de 62 millions d'euros à l'Assurance Maladie l'année dernière. 

Des arrêts maladie plus nombreux et plus longs

À l'origine de ces augmentations, l'allongement de la durée des arrêts maladie, et la hausse du nombre de personnes indemnisées. Face à ce double enjeu, la CPAM a renforcé les contrôles des salariés concernés, et a mis en place des mesures pour mieux les accompagner. "Être indemnisé quand on est en arrêt maladie, c'est bien sûr un droit. Mais il implique le respect d'un certain nombre de règles" tient à préciser Thierry Galisot, le directeur adjoint de la CPAM. 

Parmi ces règles, l'obligation d'être présent à son domicile lors d'un arrêt maladie, le matin entre 9h et 11h et l'après-midi entre 14h et 16h, weekends et jours fériés inclus. Les visites menées par des agents de contrôle ont été systématisées pour vérifier la présence des salariés en arrêt. Seules les absences justifiées par une convocation médicale ou un rendez-vous pour un emploi sont tolérées. Pour le reste, le salarié s'expose à voir ses indemnités journalières suspendues. Depuis 2019, sur l'ensemble des absences relevées par les agents de contrôle, près d'un quart étaient injustifiées.

Lutter contre la fraude

La CPAM s'efforce également de lutter contre les fraudes, comme lorsque les salariés en arrêt maladie poursuivent une activité rémunérée, souvent au noir. Signalée par les agents de contrôle, ou par l'employeur, cette pratique est sanctionnée par l'obligation de rembourser les indemnités journalières versées, et peut même aller jusqu'à des poursuites en justice.

Des campagnes de sensibilisation ont été mises en place pour inciter les salariés arrêtés à respecter leurs obligations. Sur des affiches de l'Assurance Maladie, on peut ainsi lire : "Comme un traitement, un arrêt de travail est prescrit pour des raisons médicales". En amont, la CPAM travaille aussi avec les médecins prescripteurs, pour éviter la multiplication des arrêts de travail abusifs.

Accompagner les salariés en arrêt maladie prolongé

Grâce au déploiement de ces contrôles, en 2019, l'Yonne affiche une baisse de la progression des dépenses par rapport aux années précédentes. Un travail qui se conjugue avec l'accompagnement de la reprise des activités pour les patients en arrêt de longue durée (plus de 6 mois), particulièrement nombreux dans l'Yonne. 

"L'arrêt de travail ne constitue pas une solution durable. Son prolongement non justifié représente un frein à la reprise d'une activité professionnelle adaptée et peut plus largement entraîner des effets défavorables sur la vie du patient : désocialisation, précarité, licenciement" alerte la CPAM. Pour faire face à l'allongement des arrêts de travail, l'Assurance maladie de l'Yonne propose un accompagnement spécifique. Des subventions sont accordées aux salariés en arrêt depuis plus de 3 mois, pour leur permettre de reprendre leur activité moyennant certains aménagements, ou de changer d'emploi.