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AstraZeneca : en Moselle, des médecins perdus face aux consignes contradictoires des autorités

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Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

En l'espace de quelques jours, la Haute autorité de santé et l'Agence régionale de santé ont fait des recommandations diamétralement opposées concernant l'utilisation du vaccin AstraZeneca en Moselle. Au milieu de ces consignes contradictoires, les médecins tentent de s'adapter.

En Moselle, la Haute Autorité de Santé et l'Agence Régionale de Santé ne font pas les mêmes recommandations concernant le vaccin AstraZeneca.
En Moselle, la Haute Autorité de Santé et l'Agence Régionale de Santé ne font pas les mêmes recommandations concernant le vaccin AstraZeneca. © Maxppp - RITCHIE B. TONGO

"On a beaucoup d'appels de patients pour savoir s'ils vont pouvoir se faire vacciner, avoir leur rappel, quand et avec quel vaccin." À Metz, en Moselle, le docteur Alain Prochasson, médecin généraliste et président départemental de la Confédération des syndicats médicaux français cache à peine son incompréhension. Depuis ce week-end, les consignes des autorités divergent concernant l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca dans le département.

Tout d'abord, la Haute autorité de santé (HAS), recommande depuis vendredi 9 avril de ne plus utiliser ce sérum dans les territoires où circulent activement certains variants du coronavirus. C'est le cas de la Moselle, où 30% des contaminations sont imputables au variant sud-africain. Mais dimanche, la consigne de l'Agence régionale de santé (ARS) du Grand-Est était toute autre : elle réclamait, en accord avec la Préfecture de Moselle, la poursuite sans aucun changement de la campagne de vaccination.

Des solutions adaptées à chaque patient

Un nouveau couac, des consignes contradictoires et une situation confuse qui suscite de nombreuses questions et inquiétudes chez les professionnels de santé et les candidats à la vaccination. Face aux nombreux appels de patients, le docteur Alain Prochasson tente d'apporter des réponses personnalisées : "Il y a des patients qu'il faut absolument vacciner et d'autres qui peuvent attendre un peu, le temps que tout cela se calme et qu'on ait des conditions précises."

Mais le médecin généraliste messin ne s'en cache pas, il se serait bien passé de ce nouvel imbroglio : "c'est un peu compliqué parce que les gens lisent la presse, écoutent la radio et se posent des questions. Nous on a besoin d'avoir des consignes correctes et fiables pour les encourager à se faire vacciner. À tous les niveaux c'est compliqué."

"On attend des précisions de la Direction générale de la santé"

Ce professionnel de santé en a conscience, il va sans doute falloir s'adapter dans les prochains jours et semaines : "en dessous de 55 ans, on ne pourra pas faire de rappels d'AstraZeneca, on fera des rappels de Pfizer. Mais comme nous n'avons pas de Pfizer dans les cabinets, nous renverrons vers les centres de vaccination. On attend des précisions de la Direction générale de la santé concernant les primo-vaccinations avec AstraZeneca et aussi sur le nouveau vaccin Janssen qui arrive dans les cabinets en fin de semaine."

De son côté, l'Agence régionale de santé du Grand Est justifie sa consigne par la proportion du variant sud-africain en diminution depuis un mois.

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