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Dossier : Coronavirus Covid-19

Au CHRU de Nancy, les kinésithérapeutes, maillons essentiels de la rééducation des malades du Covid

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Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

Comment rétablir au mieux des patients atteints de Covid ? Le CHRU de Nancy a ouvert ses portes à France Bleu Lorraine et a permis de suivre les kinésithérapeutes appelés au chevet des malades pour leur permettre de retrouver leurs facultés le plus vite possible.

Ce "walker" permet aux patients de reprendre la marche malgré l'assistance respiratoire et le monitoring
Ce "walker" permet aux patients de reprendre la marche malgré l'assistance respiratoire et le monitoring © Radio France - CEDRIC LIETO

Réapprendre à respirer, à marcher, à tenir assis, c'est la mission des kinésithérapeutes appelés au chevet des malades du Covid-19 au CHRU de Nancy. Des "kinés" qui pratiquent au sein de plusieurs services à Brabois et à l'hôpital central par exemple. Le CHRU de Nancy a ouvert ses portes à France Bleu Lorraine pour permettre de suivre ces kinésithérapeutes dont le travail très précoce est crucial pour le retour à une "vie normale".

Rééducation "dès qu'ils sont capables de contracter des muscles"

Au sein du service de réanimation médicale de Brabois, dirigé par le professeur Lévy, ils sont deux kinésithérapeutes à faire partie de l'équipe. Au milieu du couloir, un patient qui fait ses premiers pas grâce à une sorte de déambulateur à roulettes. Une marche sous assistance respiratoire. A l'image des patients passés ici après avoir été infectés par le Covid, cet homme (qui souffre d'une autre pathologie) a passé de longues semaines en réanimation. Le corps doit redémarrer le plus tôt possible, explique Grégory Gardin, kinésithérapeute : 

"Dès qu'ils sont capables de bouger ou de contracter des muscles, il faut solliciter. Aujourd'hui, c'était son deuxième jour de marche, la première fois qu'il sortait de la chambre. Avant, on travaille d'autres choses, comme être assis en bord de lit."

Les premiers gestes des kinés peuvent même être pratiqués avec des patients encore intubés. Le début d'un processus compliqué, fait de petites victoires et d'efforts pour des patients qui ont parfois perdu des dizaines de kilos. Difficile, reconnaît l'autre kiné du service, Marek Martyniak : 

"Dix pas de marche, c'est équivalent à un travail incroyable pour nous. Sans ça, il ne pourra pas s'en sortir. C'est vraiment indispensable pour lui. Certes, c'est difficile. Il faut garder une empathie. Plus le temps passe, plus ce sera difficile."

Un travail qui se poursuivra avec d'autres kinésithérapeutes au CHU comme en libéral, avec des patients qui gardent de graves séquelles et d'autres qui viennent donner de leurs nouvelles sur leurs deux jambes. Autant de situations que de cas dans un service qui a compté une quarantaine de lits au plus fort de la crise au printemps.

"Conserver l'autonomie"

Au service des maladies infectieuses dirigé par le docteur Sybille Bevilacqua, qui reçoit aussi des patients positifs au Covid 19, Myriam Cunin fait le tour des patients. Cette kinésithérapeute rencontre pour la première fois une dame âgée, prise en charge pour une pneumopathie. La kinésithérapeute procède à un bilan de la patiente. Avec ses mains, Myriam Cunin aide cette femme à respirer profondément. L'idée, c'est de savoir où en sont ses capacités respiratoires : 

"Je vais surveiller qu'elle ne s'encombre pas. En plus, si c'est une patiente qui ne se lève plus, elle risque de s'encombrer. Elle a déjà une pneumopathie, elle risque d'aggraver tout ça."

Mais au delà de ses poumons, il faut aussi la mobiliser, la faire bouger, l'accompagner pour qu'elle ne perde pas ses facultés physiques : 

"Il faut essayer de conserver au maximum l'autonomie qu'elle avait avant. Si c'est quelqu'un de grabataire précédemment, on ne pourra pas récupérer la musculature,  tout remettre en place. Mais si c'est quelqu'un qui est capable de faire quelques pas pour aller aux toilettes, c'est important de conserver ça en sécurité."

Avec des situations évidemment très différentes entre des patients jeunes et d'autres beaucoup plus âgés.

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