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Au CHRU de Tours, les restructurations se poursuivent, dénoncent des syndicats

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Par , France Bleu Touraine, France Bleu

La CGT et Sud Santé dénoncent le retour des réorganisations, et selon eux des suppressions de postes, au CHRU de Tours. Ils accusent la direction de l'hôpital d'avancer masquée, malgré les promesses gouvernementales.

Des syndicats dénoncent une direction qui avance masquée, et craignent de futures suppressions de postes au CHRU de Tours
Des syndicats dénoncent une direction qui avance masquée, et craignent de futures suppressions de postes au CHRU de Tours © Radio France - Boris Compain

On pensait que le statu quo était désormais de mise à l’hôpital, qu’on avait appuyé sur le bouton "pause" pour les plans de réorganisation et les suppressions de postes… Il n’en serait rien !

Souvenez-vous, au début de la crise sanitaire, le ministre de la Santé Olivier Véran avait annoncé la suspension de tous les plans de réorganisation, après les propos polémiques tenus par l’ancien directeur de l’ARS Grand Est qui lui appelait à poursuivre celui qui était en cours à Nancy, avec des centaines de suppressions de postes à la clé. 

On recommence toutes les restructurations ! - Jimmy Berger, de la CGT

A Tours en tout cas, où un Copermo (un Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l'offre de soins hospitaliers) était aussi en cours avant le début de la crise, avec notamment 350 suppressions de lits et 400 suppressions de postes envisagées (en contrepartie de tout un projet immobilier, avec regroupement sur deux sites, etc), il semble que les réorganisations se poursuivent. C’est ce que dénoncent plusieurs syndicats du CHRU.

Du Copermo, il n’en était évidemment plus question au plus fort de la crise. Mais lors d’une nouvelle réunion, fin mai, Jimmy Berger, le secrétaire de la CGT au CHRU, l’a vu revenir sur la table. "La première chose qu'ils ont fait, c'est bim, on recommence toutes les restructurations !"

Pour les syndicats, la direction avance masquée

Dans cette réunion, il n’a été question que de réorganisation de services, mais pour lui, c’est bien du Copermo qu’il s’agit, puisqu’il est convaincu que cela aboutira à terme à des suppressions de postes. "C'est beaucoup plus sournois. Dans un service comme les admissions par exemple, on estime que ça fonctionne pas bien, donc ils restructurent le service, mais avec toujours moins de personnels et de matériels, sauf qu'on est pas dupes. Ça fonctionnera pas comme ça, ce qu'ils veulent c'est que le service ferme, et ça, ça fait des suppressions de postes, donc ça fait partie du Copermo tout ça !" 

Même conviction chez Anita Garnier, la déléguée de Sud Santé au CHRU. 150 lits ont été supprimés pour faire disparaître toutes les chambres doubles en raison du Covid, et elle a peur de ne jamais les récupérer. "On nous dit que c'est provisoire, mais on ne sait pas combien de temps la crise va durer, est-ce que ça va se chiffrer en semaines, en mois, en années ? Je pense que ce serait difficile pour la direction de revenir à un état antérieur, de repasser de chambres simples en lits doubles". 

Pour la direction, la réflexion se poursuit

Ces syndicats parlent d’une direction qui avance masquée, et d’un Copermo qui serait donc toujours d’actualité. De son côté, la direction dit poursuivre la réflexion, tout en admettant que la crise du Covid "amène le CHRU à retravailler en profondeur certains aspects" du projet. Et par ailleurs, que les modifications d’organisation envisagées "n’ont rien à voir avec le projet immobilier de l’établissement". 

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