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Au CHU de Lille, premier bébé né après congélation d'ovocytes de sa maman atteinte d'un cancer : "un miracle"

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Par , France Bleu Nord

C'est le premier bébé des Hauts-de-France à être né avec cette technique : Marla a aujourd'hui 13 mois. Sa maman est atteinte d'un cancer du sein, et elle a congelé ses ovocytes à l'annonce de sa maladie, avant de recevoir des traitements lourds qui risquaient de réduire sa fertilité.

Marla est née il y a 13 mois. Sa maman, atteinte d'un cancer du sein, a pu mener la grossesse, car elle a fait congeler ses ovocytes avant de subir les traitements.
Marla est née il y a 13 mois. Sa maman, atteinte d'un cancer du sein, a pu mener la grossesse, car elle a fait congeler ses ovocytes avant de subir les traitements. © Radio France - Cécile Bidault

Elle s'appelle Marla, elle habite à Loos-en-Gohelle, près de Lens, et elle a eu un an fin décembre 2020. Ce bébé est le premier de la région Hauts-de-France à être né grâce à la préservation ovocytaire. Une technique pratiquée par le CHU de Lille, et encore très peu répandue : seule une dizaine d'enfants en France en sont issus, depuis son apparition en 2011.

La maman de Marla est atteinte d'un cancer du sein, diagnostiqué alors qu'elle avait 35 ans. Avant de démarrer des traitements, chimiothérapie notamment, qui endommagent les ovocytes et réduisent considérablement des chances d'avoir un bébé, elle a fait congeler une douzaine d'ovocytes. Une fois les traitements en pause, elle a bénéficié d'une fécondation in vitro, et a pu mener une grossesse tout à fait normale, à 39 ans.

Magalie Godart a aujourd'hui 41 ans : "heureusement qu'il y a toute une équipe autour de nous qui nous guide", sourit-elle, "car je ne connaissais pas cette possibilité. Sinon, je n'aurais pas eu d'enfant, c'était ma destinée. C'est un petit miracle qui m'arrive".

ECOUTEZ : rencontre avec la maman de Marla

Procédé méconnu

Le processus a été mené par l'équipe de Christine Decanter, médecin, cheffe du service d'assistance médicale à la procréation au CHU de Lille. "c'est un grand progrès", explique-t-elle, "car on a beaucoup de cancers du sein chez la femme jeune. C'est déjà très difficile pour elles. Quand on ne peut pas avoir d'enfant, c'est la double peine. C'est important de leur proposer cette possibilité. Il ne suffit pas de guérir, après il faut vivre normalement".

ECOUTEZ : Christine Decanter, cheffe du service d'assistance médicale à la procréation au CHU de Lille

Cette technique de préservation ovocytaire est encore méconnue. En cela, Marla est "un bébé fétiche, un symbole". Une deuxième grossesse de ce type est en cours à Lille, le CHU a pris la tête d'un protocole de recherche national sur le sujet, pour développer cette pratique.

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