Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Au CHU de Montpellier, les 70 oubliés du Ségur de la santé se mobilisent

-
Par , France Bleu Hérault

La CFDT attaque le Ségur de la santé devant le Conseil d'État pour demander son extension aux travailleurs médico-sociaux. Au CHU de Montpellier, ils sont 70 à ne pas bénéficier de la prime de 183 euros.

Au CHU de Montpellier, les 70 oubliés du Ségur de la santé
Au CHU de Montpellier, les 70 oubliés du Ségur de la santé © Radio France - Valentin BERTRAND

C'était la mesure phare du gouvernement pour saluer la mobilisation des soignants face à la crise du Covid-19. La signature du Ségur de la santé, en juillet dernier, s'est accompagnée d'une revalorisation de salaire de 183 euros par mois pour les personnels hospitaliers. Enfin pas pour tous. Dénonçant l'oubli des travailleurs médico-sociaux, la CFDT a engagé un recours devant le Conseil d'État pour "inéquité de traitement".

Ils sont 30.000, psychologues, éducateurs, assistantes sociale, aides à domicile, ils portent la blouse blanche mais ne sont pas considérés comme des soignants. Dans plusieurs cas, cette distinction ne serait qu'administrative entre l'hôpital d'un côté et les structures médico-sociales de l'autre. Une frontière invisible pour Véronique Granit, orthophoniste au Centre de ressources autisme, un service installé dans l'enceinte de l'hôpital Saint-Eloi à Montpellier. 

"J'ai une collègue orthophoniste (qui fait le même travail que moi) qui a perçu cette augmentation alors que moi non."

Les structures médico-sociales dans l'ombre des hôptaux.
Les structures médico-sociales dans l'ombre des hôptaux. © Radio France - Valentin BERTRAND

Selon les chiffres avancés par la CFDT, ils seraient 70 dans ce cas au Centre hospitalier universitaire de Montpellier. Parmi eux, Emmanuelle Perret est psychologue au Centre d'action médico-sociale précoce (CAMSP). Une entité dédiée aux troubles psychomoteurs chez l'enfant. Pour elle, ce manque de reconnaissance affecte le moral de tout le service déjà éprouvé par huit mois de tension hospitalière.

"Ne pas être valorisé sur notre salaire comme le sont tous nos collègues c'est complètement incompréhensible et particulièrement injuste."

Pour Emmanuelle Perret, cette distinction est due à une frontière administrative.

Même constat pour Véronique Granit : 

"Cette décision a été un coup de massue. On a beaucoup travaillé pendant le confinement et donc on attendait cette augmentation comme tout le monde."

Pour Véronique Granit, les travailleurs médico-sociaux étaient sur le front de la pandémie et méritent une hausse de salaire.

Selon le secrétaire départemental de la CFDT, Pierre Payet, cette différence de traitement pourrait, à terme, affaiblir les structures médico-sociales qui deviennent de fait moins attractives.. 

"On marche sur la tête parce que certains salariés touchent cette augmentation. Mais ils vont la perdre en allant dans ces structures. Qui peut bien vouloir travailler pour 183 euros de moins ?"

Pour Pierre Payet, cette écart de salaire risque d'affaiblir les structures médico-sociales.

Plusieurs collègues d'Emmanuelle Perret et Véronique Granit affirment en effet hésiter avant de demander leur mutation dans une structure non-éligible à la revalorisation de 183 euros.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess