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Santé – Sciences

Au CHU de Tours, les services de néonatalogie sont à bout

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Par , France Bleu Touraine, France Bleu

Le personnel des services de néonatalogie du CHU de Tours est en grève depuis maintenant cinq mois. Il dénonce un manque criant de moyens pour s'occuper de tous les nouveaux-nés prématurés, et les conditions de travail deviennent de plus en plus critiques selon les syndicats.

Une affiche posée par les grévistes devant une des entrées du CHU de Tours.
Une affiche posée par les grévistes devant une des entrées du CHU de Tours. © Radio France - Marius Delaunay

Tours, France

A chaque jour sa peine. Résumé en quelques mots, c'est le quotidien des infirmiers et des infirmières des services de néonatalogie du CHU de Tours à en croire Anita Garnier, syndiquée SUD Santé. "On navigue à vue", affirme t-elle. "Faudra t-il qu'il y ait un décès de bébé pour qu'on nous donne les moyens nécessaires et qu'on les fasse fonctionner en toute sécurité? C'est la question que l'on se pose". La grève a commencé il y a maintenant cinq mois, le 5 mai dernier, et elle semble bien partie pour continuer. 

Des soignants en sous-effectif

La situation est devenue critique selon les syndicats. Les infirmiers et infirmières se retrouvent souvent en sous-effectif, de jour comme de nuit, pour s'occuper de tous les bébés prématurés. Des collègues d'autres services viennent souvent en renfort, tout comme plusieurs jeunes diplômés employés en contrat précaire. 

Malgré ces renforts, le problème reste le même selon Anita Garnier.... "C'est un service très technique, avec des nourrissons hyper-fragiles, où la moindre petite erreur est catastrophique. Et là, on a balancé des jeunes diplômés formés en seulement quelques jours. C'est donc très compliqué, et c'est un stress monumental pour ceux qui sont appelés en renfort... Et aussi pour les plus anciens, qui gardent un œil sur leur travail pour s'assurer que tout va bien". 

C'est un cercle vicieux.

Des nourrissons envoyés dans d'autres centres

Surcharge de travail, journées de travail sur les jours de repos... Face à la fatigue physique et pyschologique, plusieurs infirmières ont décidé de quitter leur service. Et face au problème de sous-effectif, deux lits resteront fermés au moins jusqu'au début de l'année prochaine. Certains prématurés sont donc envoyés vers les centres hospitaliers de Bourges et de Blois, faute de pouvoir s'en occuper directement à Tours. 

Face à cette situation préoccupante, le personnel et leurs représentants ont rencontré la direction du CHU de Tours lors d'une séance extraordinaire du CHSCT, le Comité d'Hygiène, de Sécurité et Conditions de Travail jeudi 3 octobre. Selon les syndicats, la direction est restée muette devant les revendications du personnel. Les grévistes appellent donc maintenant à se rassembler à Paris le 15 octobre prochain pour une manifestation nationale du corps soignant.

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