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Municipales au Mans : comment faire venir des médecins ?

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Par , France Bleu Maine
Le Mans, France

Le nombre de médecins généralistes poursuit sa chute au Mans. Alors qu'ils étaient une centaine en 2018, ils ne sont plus que 76 début 2020. Cette dégradation de l'offre de soins inquiète considérablement les habitants et préoccupe les responsables politiques avant les élections municipales.

Au Mans, la moyenne d'âge des médecins est de 59 ans (photo d'illustration)
Au Mans, la moyenne d'âge des médecins est de 59 ans (photo d'illustration) © Maxppp - Jean-François Frey - PhotoPQR/L'Alsace

De pire en pire. Au Mans, 76 généralistes sont en activité mi-février 2020. Cela correspond à un médecin pour environ 2.000 habitants. C'est nettement moins qu'à Angers, par exemple, qui dispose d'un centre hospitalier universitaire. "On y compte trois médecins pour 2.000 habitants", relève le docteur Bernard Richard, président de L’Adops-72 (Association Départementale pour l’Organisation de la Permanence des soins des Médecins Libéraux de la Sarthe) qui (entres autres activités), tient à jour les statistiques de la démographie médicale dans le département. A l'automne 2018, le Mans comptait 101 médecins généralistes libéraux, rappelle la Caisse Primaire d'Assurance Maladie de la Sarthe. 

Des médecins plus âgés qu'ailleurs

Si rien ne change, la situation va encore se dégrader considérablement dans les prochaines années, à cause de l'âge de ces médecins manceaux. Aujourd'hui, leur moyenne d'âge est de 59 ans (contre 55 ans dans le département et 50 ans au niveau national). Dans cinq ans, plus de moitié d'entre eux aura plus de 65 ans, indique le docteur Bernard Richard. Entre septembre 2019 et février 2020, douze médecins ont cessé leur activité. Les départs à la retraite ne sont, pour l'instant, remplacés que très rarement : de l'ordre de deux installations pour dix départs. 

Les généralistes font l'objet de toutes les attentions car ce sont eux les médecins traitants. Mais la situation des spécialistes est tout aussi compliquée au Mans. Tout particulièrement en pneumologie, ophtalmologie, rhumatologie et gynécologie.

Des maisons médicales comme principal remède proposé

Pour faire face à cette situation qui se dégrade, plusieurs candidats aux élections municipales de 15 et 22 mars proposent la mise en place de maisons médicales. A gauche Stéphane Le Foll en prévoit trois, en plus du centre municipal de santé ouvert dans le quartier Pontlieue il y a un peu plus d’un an et demi. Et à droite, chez Les Républicains, Emmanuel Bilquez en imagine au moins cinq, à l’échelle des grands quartiers. S'il n'est pas opposé à salarier des médecins (comme c'est le cas dans le centre municipal de santé) Emmanuel Bilquez estime qu'un médecin salarié qui fait 35 heures, fera moins de consultations que médecin libéral. Les autres candidats n’avancent pas de chiffre. Isabelle Sévère, tête de liste Europe Ecologie Les Verts envisage, sans plus de précision pour l’instant, de continuer le déploiement de ces maisons. Même chose pour Gilles Guerchet, investi par La République en Marche. Il parle, lui, de "maisons de soins" et précise que cinq médecins figurent sur sa liste. 

Marietta Karamanli, actuelle députée socialiste propose, en plus de ces accueils médicaux de proximité, une logique inverse. A savoir que des médecins se déplacent. Elle souhaite expérimenter une "antenne mobile de consultation". Audrey Dolo-Canal, soutenue par la députée macroniste Pascale Fontenel-Personne, envisage, entre autres, la construction d’une nouvelle maison médicale avec des médecins retraités qui y travailleraient "à temps choisi".

Renforcer l'attractivité du Mans pour faire venir des médecins

Les autres candidats n’évoquent pas ces maisons médicales. Mais plutôt des mesures d’aide à l’installation des jeunes médecins, en finançant par exemple des bourses pour les étudiants, comme le propose Marie James, à la gauche de la gauche. Certains, enfin, estiment que la clé pour faire venir des médecins est d’abord de renforcer l’attractivité du Mans. C’est ce que pensent, par exemple, Julien Geffard, à droite, Louis de Caqueray au Rassemblement National ou encore Isabelle Sévère chez Europe Ecologie Les Verts.

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