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Aux Sables-d'Olonne, les urgences fermées toute une nuit à cause du manque de personnel

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

C'est la première fois que la direction et le chef du service ont pris la décision de fermer le service, vendredi soir dernier. Il n'y avait qu'un seul médecin de garde qui ne pouvait pas assurer toutes les consultations.

Photo d'illustration - Le service des urgences des Sables-d'Olonne a été fermé toute une nuit, vendredi 27 décembre 2019.
Photo d'illustration - Le service des urgences des Sables-d'Olonne a été fermé toute une nuit, vendredi 27 décembre 2019. © Maxppp - Sebastien JARRY

Depuis des mois, faire les tableaux de service aux urgences de l'hôpital des Sables-d'Olonne (Vendée) est un casse-tête. Après un départ à la retraite non remplacé, une mutation, des mobilités, ce sont les départs en vacances d'hiver qui ont aggravé la situation, à tel point que le service a dû être fermé vendredi 27 décembre, de 23h à 8h le lendemain matin. Il n'y avait qu'un seul médecin peu chevronné qui ne pouvait pas assurer seul une nuit de garde. L'une des conséquences au problème de recrutement : une dizaine de postes de médecins restent vacants et aucun jeune praticien ne pose sa candidature.

Le problème du recours aux intérimaires

Si l'hôpital des Sables, comme tous les autres, est confronté au manque de recrutement, "c'est parce qu'il n'y a aucun médecin au chômage", assure le docteur Christophe Le Gal, chef du service des urgences des Sables-d'Olonne. D'après lui, certains jeunes médecins "choisissent délibérément de faire ce qu'on appelle de l'intérim médical et ne vivent que de l'intérim", en étant parfois payés 2.000 euros la nuit. "C'est indécent", réagit le médecin. 

"Je pense que c'est quand même un déficit d’attractivité en début de carrière hospitalière", avance le chef du service des urgences

D'après lui, l'hôpital public a sa part de responsabilité. "Le fait de pouvoir vivre très correctement de l'intérim médical fait naître des convoitises parmi les jeunes praticiens qui préfèrent en effet choisir une rémunération bien supérieure et des établissements où l'activité est moindre, ça leur permet d'avoir plus de temps libre, que de pourvoir à des postes vacants dans les hôpitaux. Donc je pense que c'est quand même un déficit d’attractivité en début de carrière hospitalière".

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