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Santé - Sciences

Aux urgences de Valence, le moral des médecins est au plus bas

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

À partir du 9 mars prochain, le service des urgences de l'hôpital de Valence dans la Drôme ne comptera plus que 18 médecins urgentistes. Pour fonctionner normalement, ils devraient être 35. Ceux qui restent estiment qu'ils ne pourront plus assurer la sécurité sanitaire des patients des urgences.

Épuisés et déjà en sous-effectif, les médecins redoutent l'arrivée du mois de mars
Épuisés et déjà en sous-effectif, les médecins redoutent l'arrivée du mois de mars © Radio France - François Breton

Valence, France

Ils tirent la sonnette d'alarme. Treize médecins des urgences de l'hôpital de Valence (Drôme) ont écrit une lettre au directeur de l'hôpital. Ils y décrivent la situation dans lequel se retrouvera le service au mois de mars prochain : ils ne seront plus que 18 pour assurer le travail de 35.

Entre janvier et mars, six médecins vont quitter le service. Certains iront travailler dans d'autres établissements du département, d'autres arrêtent la médecine. À partir du 9 mars, les médecins seront en sous effectif et ne savent pas dans quelles conditions ils vont pouvoir accueillir les patients.

"On ne pourra plus offrir la qualité de soins que nous aimerions offrir à la population de Drôme et d'Ardèche" souffle un médecin qui souhaite rester anonyme. Épuisé comme ses collègues, il appréhende l'arrivée du mois de mars. 

"On ne va plus pouvoir faire de temps additionnel, s'épuiser pour que le service tourne, estime le docteur Hélène Balagué. On nous a éduqué à nous culpabiliser quand nous n'arrivions pas à remplir toutes fonctions pour soigner les gens, parfois même au détriment de notre santé."

"Même si on le voulait, on ne pourra pas travailler plus, ni prendre plus de gardes." - Hélène Balagué, docteur aux urgences de Valence.

Des fermetures de lits ?

Les équipes travaillent déjà en sous-effectif. Les médecins réfléchissent donc à des solutions pour accueillir au mieux les patients pour les prochains mois. "On souhaiterait fermer notre unité d'hébergement, détaille un docteur anonyme. Normalement, elle est dédiée à des personnes qui ne sont pas hospitalisées le jour-même ou qui restent en surveillance pendant 24 heures." Faute de place dans d'autres services, certains patients restent plus longtemps, quatre voire cinq jours. "On sera pas assez nombreux pour gérer la quinzaine de lits", poursuit le docteur.

Pour l'instant, aucune décision n'a été actée rappelle la direction de l'hôpital. Elle assure que les patients seront accueillis dans les meilleures conditions et rappelle que des candidatures sur les postes vacants sont étudiées. Des candidatures peu nombreuses car le service souffrirait de la grogne permanente des médecins. "Comment voulez-vous attirer des gens ? Vous postuleriez là où il y a le plus de bazar ?", se demande-t-on à la direction de l'établissement.

En attendant une solution, sur laquelle travaille la direction, l'appréhension et l'inquiétude gagnent les médecins urgentistes. "Quand on fait une garde où nous avons l'impression de ne pas avoir travaillé correctement, au retour chez soi, nous ne sommes pas satisfaits, déplore le docteur Johan Restier. Nos vies quotidiennes seront chamboulées dès mars, mais surtout les mois qui suivront."

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