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Santé – Sciences

Avec l'hiver et ses épidémies, les urgences du CHU de Rouen débordent

dimanche 7 janvier 2018 à 19:29 Par Esteban Pinel, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Les urgences du CHU de Rouen sont sous tension depuis Noël. Avec les épidémies de l'hiver les patients affluent en nombre et doivent parfois attendre pendant de longues heures dans les couloirs. Le plan "hôpital sous tension" est d'ailleurs enclenché.

Au CHU de Rouen, il y a urgence aux urgences. Les patients affluent en très grand nombre depuis Noël.
Au CHU de Rouen, il y a urgence aux urgences. Les patients affluent en très grand nombre depuis Noël. © Radio France - Esteban Pinel

Rouen, France

Les urgences du CHU de Rouen saturent. Depuis Noël, les patients sont de plus en plus nombreux à se présenter à l'accueil, et l'attente se fait parfois très longue dans les couloirs.

La faute, notamment, aux épidémies de l'hiver, le grippe en tête. D'après un médecin urgentiste, "la grippe est plus agressive cette année. Les jeunes ainsi que les personnes souffrants de difficultés respiratoires ou cardiaques sont plus durement touchées."

Des brancards occupent les couloirs des urgences, faute d'un nombre de lits suffisant - Radio France
Des brancards occupent les couloirs des urgences, faute d'un nombre de lits suffisant © Radio France - Esteban Pinel

Des malades de l'hiver qui nourrissent un flux déjà important, explique le directeur général adjoint du CHU Guillaume Laurent :

En temps normal, nous accueillons 220 patients par jour. Là, nous en sommes à environ 300 par jour.  Le temps d'attente a été multiplié par deux car le service est engorgé."

Les cas les moins graves doivent parfois attendre pendant quatre heures avant de voir un médecin. "Quand la tension monte, nous rassurons les gens, raconte une infirmière. Ils sont prévenus pour l'attente mais on passe les voir. Heureusement, la plupart des patients sont compréhensifs."

Le CHU a activé le niveau 2 (sur trois possibles) du plan 'hôpital sous tension". 45 lits ont ainsi été créés, répartis entre les différents services.

La gravité des cas diffèrent grandement d'un patient à l'autre. Pour les cas "non-prioritaires", l'attente peut durer quatre heures. - Radio France
La gravité des cas diffèrent grandement d'un patient à l'autre. Pour les cas "non-prioritaires", l'attente peut durer quatre heures. © Radio France - Esteban Pinel

Reste que le désengorgement des urgences passe aussi par les patients eux même. Guillaume Laurent encourage la population à ne pas forcément se rendre aux urgences en premier lieu :

Il faut d'abord contacter son médecin traitant ou la maison médicale. Ils feront un premier diagnostique et dirigeront le patient selon la gravité de son cas, sans nécessairement aller aux urgences."

A partir de 20 h, les week-ends et jours fériés, il y a le 116-117, numéro de la plateforme téléphonique des médecins généralistes de garde. Eux aussi sont à même de donner un premier avis médical.