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Santé – Sciences

Avenir du CHU de Nancy : «la machine va se gripper» si l’investissement de l'Etat tarde estime la CFDT

lundi 14 janvier 2019 à 18:33 Par Thierry Colin, France Bleu Sud Lorraine

Le premier syndicat du CHU de Nancy espère un arbitrage au printemps de la ministre de la Santé et du ministère des finances sur l’avenir du CHU de Nancy. Un hôpital public qui attend depuis des années une enveloppe budgétaire de l’Etat pour se moderniser et regrouper ses services à Brabois.

Il faudrait 500 millions d’euros pour regrouper tous les services à Brabois.
Il faudrait 500 millions d’euros pour regrouper tous les services à Brabois. © Radio France - Thierry Colin

Nancy, France

Les promesses seront-elles tenues en 2019 ? Le Chu de Nancy a besoin d’argent frais pour éponger ses dettes et se moderniser ; dans les couloirs tout le monde attend un arbitrage au printemps. Le déménagement vers Brabois des services de l’hôpital central est estimé à près de 500 millions d’euros. Une modernisation qui permettrait de mettre fin à un déficit chronique et la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, en visite à Nancy durant la coupe du monde de football l’été dernier, avait diligenté une inspection pour éclairer sa décision.

«2019 c'est l'année de la vérité : c'est là que les masques vont tomber et on va savoir si madame la ministre veut que le CHU de Nancy reste le dixième CHU de France» martèle le délégué syndical de la CFDT qui invite la ministre de la Santé et le directeur de l’ARS (agence régionale de santé) à venir dans les services de réanimations et de soins intensifs «là, ils verront ce que c'est la vraie vie d'un CHU». Pour Alex Gorge, si l’Etat ne finance pas le déménagement du CHU à Brabois, «la machine va se gripper» car tout le projet médical est basé sur un investissement de l’Etat.

On va savoir si madame la ministre veut que le CHU de Nancy reste le dixième CHU de France estime Alex Gorge de la CFDT.

Lors de la cérémonie de vœux du CHU, ce lundi,  à l’hôpital central, l’avenir de l'hopital public lorrain était une nouvelle fois suspendu à l’arbitrage gouvernemental de nombreuse fois reporté ces dernières années. On estime aujourd’hui qu’il faudrait près de 500 millions d’euros pour regrouper tous les services à Brabois et le déficit chronique cumulé du CHU avoisine les 300 millions d’euros.

On a changé le Chu de façon considérable en cinq ans

Le directeur du Chru de Nancy estime que l’enquête de l’Igas, l'inspection générale des affaires sociales, va faire avancer le dossier : «On a eu des échanges très fructueux, très professionnels et je ne doute pas que les inspectrices feront à la ministre des propositions qui permettront de sortir des difficultés que nous connaissons et que nous avons connu. On a changé le Chu de façon considérable en cinq ans» et Bernard Dupont de poursuivre : «mes vœux, c’est que tous les acteurs du Chu continuent à adhérer autant qu’ils l’ont fait au changement. Mon vœux, c’est que chacun trouve dans son quotidien la force de continuer». 

Des personnels qui vont devoir affronter les épidémies de l’hiver à flux tendu estime la CFDT qui a conforté sa première place lors des dernières élections professionnelles.