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Dossier : Coronavirus Covid-19

Barbara, une Iséroise de 59 ans, se bat pour faire reconnaître les séquelles du "covid à vie"

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Par , France Bleu Isère

Barbara Bayle, caissière iséroise de 59 ans, a eu une forme grave du covid en mars 2020. Un an après, elle garde des séquelles : son cœur a été touché par le virus. Elle a du se battre pour être diagnostiquée par un spécialiste, et veut donc faire reconnaître les conséquences du "Covid à vie"

Depuis qu'elle a vu une pneumologue, Barbara Bayle garde toujours sa ventoline dans son sac. Ce qui lui permet, enfin, de vivre et de respirer !
Depuis qu'elle a vu une pneumologue, Barbara Bayle garde toujours sa ventoline dans son sac. Ce qui lui permet, enfin, de vivre et de respirer ! © Radio France - Sophie Allemand

Alors que le président Emmanuel Macron s'apprête à aborder la problématique du covid long ce jeudi 22 avril 2021, voici le témoignage du "Covid à vie" d'une Iséroise. Barbara Bayle, caissière à l'Intermarché de Saint-Sauveur, âgée de 59 ans, a attrapé le coronavirus en mars 2020. Un an après, elle tire la sonnette d'alarme : le Covid peut laisser des séquelles immuables, nécessitant des examens spécifiques et un traitement. Depuis qu'elle a été diagnostiquée, elle revit ! 

Vidéo - Le message de Barbara adressé aux malades, pour la reconnaissance du "Covid à vie" : 

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Un coronavirus lourd qui laisse des traces 

Alors qu'elle était en pleine santé, Barbara Bayle a attrapé le coronavirus en mars 2020, à son travail aux caisses, selon elle. Lors du premier confinement, le masque n'était pas obligatoire : "notre patron avait fait des kilomètres pour nous trouver des masques en tissus." Elle a ensuite passé dix jours sous assistance respiratoire, en soins intensifs à Voiron.

Barbara garde ces photos d'elle, méconnaissable sous assistance respiratoire en soins intensifs à Voiron, pour se rappeler du chemin parcouru
Barbara garde ces photos d'elle, méconnaissable sous assistance respiratoire en soins intensifs à Voiron, pour se rappeler du chemin parcouru © Radio France - Sophie Allemand

Plusieurs mois après, alors que les symptômes persistaient, elle a du se battre pour obtenir un réel diagnostic. "Je suis retournée au travail, puisque l'on me disait que c'était un Covid long, explique-t-elle. Je continuais avec mes petits symptômes, à force de croire que c'était un Covid long, mes symptômes se sont aggravés ! J'ai fait une attaque." Son médecin généraliste lui conseillait alors de se promener deux heures par jour, de prendre un calmant, lui disant que c'était "le stress post-traumatique." 

Taper du poing sur la table pour être diagnostiqué, et éviter des aggravations 

Jusqu'à ce qu'elle tape du poing sur la table ! En insistant, elle a pu voir un pneumologue qui lui a diagnostiqué une bronchite et ordonné des séances de kinésithérapie pour rééduquer ses poumons. Elle a ensuite consulté un cardiologue, qui lui a diagnostiqué une séquelle au cœur sur l'échographie : "Il m'a montré cette valve, touchée par le Covid. Il m'a dit que je n'étais ni la première, ni la dernière." 

L'échographie du coeur de Barbara, de novembre 2020, montre cette valve affectée par le covid (selon son cardiologue à Grenoble)
L'échographie du coeur de Barbara, de novembre 2020, montre cette valve affectée par le covid (selon son cardiologue à Grenoble) © Radio France - Sophie Allemand

Je suis malade à vie, mais je peux me traiter pour vivre et respirer ! 

Elle suit donc un traitement, elle prend des béta-bloquants : "Cela ne se soignera jamais, je suis malade à vie ! Mais je peux me traiter pour vivre et respirer, grâce à ces traitements qui sont une béquille." Traitée depuis trois mois, elle revit. Désormais, elle peut parler pendant des heures, sans s'épuiser. Elle fait du sport tous les jours, et chante chaque soir pour garder son souffle.

Son prochain combat : faire reconnaître son Covid comme maladie professionnelle. Afin d'être remboursée en totalité pour les frais médicaux et les pertes de salaire entraînées par les arrêts. Dès que possible aussi, elle se fera vacciner en tant que professionnelle de "deuxième ligne", comme les caissières, désormais prioritaires.

Selon l'OMS, un quart des personnes infectées par le coronavirus présentent des symptômes persistants pendant un mois et une personne sur dix ressent des symptômes après trois mois. Certains sont encore affectés un an plus tard et errent de médecins en médecins.  

Barbara remercie tous les soignants de l'hôpital de Voiron en Isère, qui l'ont prise en charge en soins intensifs en mars 2020
Barbara remercie tous les soignants de l'hôpital de Voiron en Isère, qui l'ont prise en charge en soins intensifs en mars 2020 © Radio France - Sophie Allemand
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