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Santé – Sciences DOSSIER : Série d'été 2017 - Le Limousin souterrain

A Bessines-sur-Gartempe, une plongée dans l'histoire des mines d'uranium limousines

jeudi 27 juillet 2017 à 6:30 Par Solène de Larquier, France Bleu Limousin et France Bleu

Pendant 53 ans, le Limousin a produit un tiers de l'uranium français. A Bessines-sur-Gartempe où Areva conserve toujours une unité d'analyses, le musée Ureka propose une plongée dans l'histoire de l'exploitation de l'uranium. Un lieu unique en France autour de ce minerai toujours tabou.

Une visiteuse écoute une explication sur les différentes étapes d'exploitation d'uranium dans le musée d'Ureka.
Une visiteuse écoute une explication sur les différentes étapes d'exploitation d'uranium dans le musée d'Ureka. © Radio France - Solène de Larquier

Bessines-sur-Gartempe, France

Cette semaine, notre série d'été nous fait découvrir le Limousin sous-terrain. Un sous-sol longtemps exploité pour ses minerais. C'est ici que la première mine française d'uranium a été creusée en 1948, à Saint-Sylvestre et que la dernière mine a été fermée à Jouac en 2001. Encore de nos jours, tous les extraits d'uranium dans le monde sont importés et analysés à Bessines-sur-Gartempe, sur le site d'Areva. C'est d'ailleurs l'entreprise qui a décidé d'investir pour créer Ureka, un musée sur le métal radioactif.

Des machines longent le parcours du visiteur jusqu'au musée Ureka. - Radio France
Des machines longent le parcours du visiteur jusqu'au musée Ureka. © Radio France - Solène de Larquier

Dès les abords du musée, les visiteurs sont plongés dans les mines avec d'anciennes machines disposées sur le chemin et des effets sonores qui reconstituent des discussions de mineurs au travail. A l'intérieur, un film en 3D les attend. Au programme, courte introduction historique sur la découverte et l'exploitation de l'uranium, ce minerai aux nombreuses promesses en terme d'énergie et de médecine mais ayant également conduit à la bombe atomique et dont l'utilisation est encore de nos jours souvent pointée du doigt.

La reconstitution d'une tente de prospecteurs en 1948, date de l'ouverture de la première mine française en Limousin. - Radio France
La reconstitution d'une tente de prospecteurs en 1948, date de l'ouverture de la première mine française en Limousin. © Radio France - Solène de Larquier

Puis, commence un voyage dans le temps avec avec Bruno Guérin. Ce responsable de la communication à Areva guide les visiteurs dans sous une première tente. "Nous avons reconstitué les tentes des prospecteurs telles qu'elles étaient en 1948, période à laquelle les premières mines ont ouvert. Ils sont venus dans le Limousin parce qu'ils savaient qu'ici, où il y avait du granit, il y avait de fortes chances de trouver de l'uranium", explique-t-il au groupe.

Les visiteurs entrent tous dans un faux camion pour vivre la descente dans la mine. - Radio France
Les visiteurs entrent tous dans un faux camion pour vivre la descente dans la mine. © Radio France - Solène de Larquier

"On vit le bruit, on voit la descente dans la mine... Ces longs couloirs souterrains. Se dire que ce gens y ont été enfermés pendant de longs moments, de longues journées..."

Le groupe entre ensuite dans un faux camion pour descendre dans la mine et arrive dans un tunnel plus vrai que nature pour Christine, venue de Belgique : "On vit le bruit, on voit la descente dans la mine... Ces longs couloirs souterrains. Se dire que ce gens y ont été enfermés pendant de longs moments, de longues journées... C'était très impressionnant".

Un laboratoire où les visiteurs explorent les différents aspects de l'exploitation de l'uranium. - Radio France
Un laboratoire où les visiteurs explorent les différents aspects de l'exploitation de l'uranium. © Radio France - Solène de Larquier

Une visite qui se poursuit dans un laboratoire reconstitué où les visiteurs ont accès à des témoignages de mineurs sur leurs conditions de travail, à des précisions techniques et scientifiques sur l'uranium et son exploitation. "On parle beaucoup de l'uranium dans la région, donc nous étions curieux de découvrir ce qui fait peur, parce que l'uranium fait peur", explique Christine qui semble satisfaite d'en avoir appris plus sur ce minerai tabou et pourtant partie intégrante de l'histoire du Limousin. Pendant plus d'un demi-siècle, son sol a été exploité à la recherche d'uranium. Au total, 67 mines y ont été creusées.

Plongée dans les mines d'uranium avec Ureka à Bessines-sur-Gartempe.