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Bordeaux métropole : le député Loïc Prud'homme demande l'arrêt du projet Bahia, déjà en construction

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Par , France Bleu Gironde

Le projet Bahia prévoit la fusion entre l'hôpital militaire Robert Piqué à Villenave d'Ornon et la fondation privée de la maison de santé Bagatelle à Talence, tous deux route de Toulouse. Les premiers bâtiments doivent être livrés au mois de mars, mais les opposants au projet réclament l'arrêt.

Voilà à quoi doit ressembler le projet Bahia en 2023.
Voilà à quoi doit ressembler le projet Bahia en 2023.

Les opposants au projet Bahia se font à nouveau entendre. Bahia, c'est la fusion prévue entre l'hôpital militaire Robert Piqué à Villenave d'Ornon, que l'armée souhaite fermer pour faire des économies et se recentrer sur d'autres missions, et la fondation de la maison de santé protestante Bagatelle à Talence, située à 900 mètres de distance route de Toulouse. Détail important : il ne s'agit pas d'une clinique, la fondation n'a pas de but lucratif et fonctionne déjà aujourd'hui comme un hôpital public en secteur 1 qui ne pratique pas de dépassement d'honoraires. 

Des craintes sur la santé financière du projet

Les travaux sont en bonne voie, la première partie des locaux sera livrée début mars et la seconde partie est prévue pour 2023. Mais les inquiétudes de certains riverains et élus persistent, notamment sur le coût de l'opération et la capacité d'accueil finale.  Le député de la 3e circonscription de Gironde, Loïc Prud'homme (La France insoumise) s'oppose depuis le début du projet sur le fond. Il vient de saisir le Premier ministre à ce sujet dans une lettre envoyée vendredi 14 février. 

Pour lui, le projet Bahia ne répond pas aux besoins sanitaires du territoire, notamment à l'explosion démographique et il estime qu'il est urgent d'y mettre fin : "Ce projet Bahia engage beaucoup de fonds publics, plus de 30 millions à l'horizon 2040. La structure qui porte ce projet est très endettée, elle a besoin d'une caution bancaire de la métropole pour éventuellement avoir le droit de faire cet emprunt, et je pense qu'il est urgent d'arrêter ce projet avant qu'il s'effondre complètement, qu'il n'y ait plus de structure de soins sur le secteur et qu'on ait en plus englouti de l'argent public." Le député, tout comme les riverains présents à la conférence de presse donnée par l'élu France insoumise lundi 17 février 2020, s'inquiètent ainsi que le projet puisse s'arrêter, affaiblissant les deux structures existantes. 

Là-dessus, le président du conseil d'administration de la maison de santé protestante Bordeaux Bagatelle, Gabriel Marly, se veut rassurant : "Nous avons une dette historique d'environ 18 millions d'euros mais elle représentait le double il y a dix ans et elle sera proche de zéro d'ici 2025. C'est grâce à notre capacité à rembourser cette dette que Bagatelle a pu s'engager dans ce nouveau projet. Les prêts sont accordés et soutenus par les collectivités locales et les banques." Ensuite, sur le coût du projet pour l'Etat, le président est catégorique : "Pour les militaires, au lieu de perdre 10 millions par an comme c'est le cas actuellement de l’hôpital Robert Picqué, ils dépenseront 1 million 100 par an pour l'occupation des locaux Bahia. C'est la fondation Bagatelle qui finance la totalité de la construction." Construction évaluée à 90 millions d'euros. 

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