Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Bourges : une sépulture collective vieille de 5000 ans, mise au jour

-
Par , France Bleu Berry, France Bleu

Une sépulture vieille d'environ 5.000 ans, découverte à Saint-Doulchard, près de Bourges. Elle a été mise au jour l'été dernier lors de fouilles sur le chantier de la rocade Nord Ouest. C'est la première sépulture collective trouvée dans le Cher. Une autre a été découverte dans le sud de l'Indre.

Les archéologues de l'Inrap et de Bourges +, ont découvert cette sépulture collective durant l'été 2020
Les archéologues de l'Inrap et de Bourges +, ont découvert cette sépulture collective durant l'été 2020 - INRAP

Une sépulture collective vielle d'environ 5000 ans a été découverte à Saint-Doulchard, près de Bourges. Elle renfermait au moins 44 corps de tous âges. Reste maintenant à comprendre qui étaient ces personnes et comment elles sont mortes. Comme toujours en archéologie, l'enquête ne fait que commencer. 

Quarante-quatre corps ont été comptabilisés dans cette sépulture collective.
Quarante-quatre corps ont été comptabilisés dans cette sépulture collective. - INRAP

La datation au carbone 14 situe l'origine de cette fosse commune de 3.100 à 2.900 avant Jésus-Christ : "Sa découverte est un vrai coup de chance", estime Laure Pecqueur, archéo-anthropologue à l'INRAP. "Le premier diagnostic qui avait été fait, était passé juste à côté. Heureusement, il y en a eu un second et surtout elle est intacte. Souvent, on les découvre parce que la grue qui racle le terrain a donné un coup de godet dedans." 

Laure Pecqueur, archéo-anthropologue tient à la main un emmanchement en bois de cerf découvert dans la sépulture.
Laure Pecqueur, archéo-anthropologue tient à la main un emmanchement en bois de cerf découvert dans la sépulture. © Radio France - Michel Benoit

Une sorte de caveau en bois d'un peu plus de quatre mètres de long, un mètre soixante-quinze de large sur une cinquantaine de centimètres de profondeur. Quarante-quatre corps, 3.800 os ou fragments, des hommes, des femmes, des enfants qui vont être soumis à l'ADN : "On pourra peut-être définir des liens de parenté", poursuit Laure Pecqueur. "Cela nous permettra de voir si le fonctionnement de cette sépulture est familial ou de savoir si ces individus sont issus d'un même village ou de plusieurs." 

Des hommes, des femmes, des enfants, ont été déposés dans cette sépulture.
Des hommes, des femmes, des enfants, ont été déposés dans cette sépulture. - Inrap

A priori, il ne s'agit pas d'un massacre. Reste à savoir sur combien de temps, ces corps ont été amenés là : "On a trouvé surtout des fragments de céramique", détaille Laure Pecquer. "On n'a pas trouvé de vase antique, mais des silex, des lames notamment. Et aussi pas mal d'éléments de l'industrie osseuse et notamment plusieurs gaines d'emmanchement en bois de cerf, mais qui, à priori n'ont jamais servi." S'agissait-il d'honorer la mémoire de certains défunts ? La question reste entière. C'est à cette période que sont apparues les premières tombes individuelles.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess