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Bourgogne-Franche-Comté : les tiques porteuses de maladies plus répandues que dans le reste de la France

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon

En Bourgogne-Franche-Comté, 43% des tiques portent des maladies infectieuses, comme la maladie de Lyme alors que la moyenne française est de 30%. Le programme CiTique mené par l'Inrae à Nancy dévoile de nouveaux éléments sur ces insectes, alors que cette maladie est toujours mal connue en France.

En 2019, les autorités sanitaires ont officiellement répertorié 50.133 cas de maladie de Lyme en France
En 2019, les autorités sanitaires ont officiellement répertorié 50.133 cas de maladie de Lyme en France © Maxppp - Julio PELAEZ

Les tiques sont-elles plus dangereuses dans notre région ? Il semble que oui, d'après les dernières conclusions du programme de recherche CiTique qui vise à cartographier les maladies portées par ces insectes en France. En Bourgogne-Franche-Comté, 43% des insectes analysés sont porteurs d'au moins un agent infectieux, alors qu'on en dénombre 30% en moyenne en France et ce chiffre chute à 18% en Bretagne, par exemple. 

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Mardi 27 avril, l'Inrae (Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement) qui pilote ce programme en partenariat avec l’Université de Lorraine, l’ANSES et le CPIE Nancy Champenoux, indique que sur "plus de 2.500 tiques analysées", "15% des tiques qui piquent les êtres humains étaient porteuses de la bactérie 'Borrelia bugdorferi sensu lato', responsable de la maladie de Lyme, et 14% étaient porteuses d'un autre agent pathogène potentiellement dangereux pour la santé humaine et animale". 

Pour Pascale Frey-Klett, qui coordonne ce programme, il ne faut pas se focaliser uniquement sur la maladie de Lyme, les tiques sont testées pour une quarantaine d'agents infectieux et ils peuvent tous être dangereux : "Le problème, c'est que pour beaucoup d'entre eux, on connait peu les symptômes qui peuvent apparaître et c'est là que l'on rencontre des problèmes de diagnostic".

Les malades de Lyme peinent toujours à se faire soigner

Des errances médicales souvent vécues par les malades de Lyme. Nicolas a commencé à s'inquiéter pour sa santé en 2015, il souffrait d'une grande fatigue et de crises d'angoisse. Il faudra un an et demi, de multiples analyses de sang et de rendez-vous médicaux avec des médecins spécialisés comme des cardiologues avant d'arriver à mettre un nom sur sa maladie. 

"Quand les résultats sérologiques tombent, on est presque soulagé, confie cet habitant d'Autrechêne dans le Territoire de Belfort. Même si derrière, il n'y a pas eu grand-chose de fait au niveau médecine générale", concède-t-il. Il a mis quatre ans à s'en remettre, avec du repos, les antibiotiques prescrits par son médecin se révélant très vite inefficaces. 

Héloïse Clausse, à 19 ans, vit avec la maladie depuis ses 8 ans. Les premiers symptômes se sont manifestés au lycée. Cette jeune fille, originaire de Rillans, dans le Doubs a vécu plusieurs mois d'errance médicale. Souffrant d'une paralysie au pied, de douleurs au bras, au début les médecins ne la prennent pas au sérieux : "Ils disaient, 'c'est une fille donc c'est une chochotte', et puis, 'elle est au lycée, elle se cherche elle veut se faire remarquer'. C'était vraiment dur, parce que j'ai fait beaucoup d'examens qui étaient bons", témoigne-t-elle. 

Finalement, Héloïse est aiguillée vers un hôpital allemand, où elle est hospitalisée en ambulatoire pendant trois semaines. Elle se voit aussi prescrire un traitement contraignant, "je prends une cinquantaine de gélules par jours depuis un an et demi", souffle-telle. Le traitement est efficace, depuis décembre 2020, elle marche sans canne. Mais tout cela a un coût, 5.000 euros pour l'hospitalisation et 1.000 euros par mois en moyenne pour les médicaments et les rendez-vous, une fois tous les deux mois en Allemagne. N'imaginant pas que ce traitement allait durer aussi longtemps, elle a lancé une cagnotte en ligne : Héloïse, un combat contre Lyme

Les gestes à adopter 

L'étude de l'Inrae, met aussi en garde sur les lieux où se font piquer les participants : entre mars et avril 2020, 47 % des personnes signalent une piqûre dans leur jardin. Entre 2017 et 2018, seuls 28% rencontraient l'insecte dans ce contexte. 

Sur son site l'ARS recommande de "couvrir ses bras et ses jambes avec des vêtements longs éventuellement imprégnés de répulsif", mais aussi d'inspecter soigneusement son corps, pendant plusieurs jours après une sortie. Après avoir été piqué, "il faut retirer l'animal avec un tire-tiques [une sorte de petit crochet] et surveiller la zone piquée pendant un mois. Si une plaque rouge et ronde s’étend en cercle à partir de la zone de piqûre, consulter un médecin rapidement".

Le programme CiTique

Pour participer au programme CiTique, chacun peut envoyer des insectes trouvés à l'Inrae, grâce à un kit de collecte. Il est aussi possible de signaler une piqûre sur l'application 'Signalement tique'. À ce jour, 50 000 tiques ont été envoyées par des personnes qui se sont fait piquer. 

En 2019, les autorités sanitaires ont officiellement répertorié 50.133 cas de maladie de Lyme en France métropolitaine, principalement dans le Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté, l'Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle Aquitaine.

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