Santé – Sciences

A Bourgoin-Jallieu, le parking de la clinique va devenir payant comme celui de l'hôpital depuis peu

Par Céline Loizeau, France Bleu Isère mardi 13 septembre 2016 à 18:09

Les 600 places de parking devant le CHPO sont devenues payantes le 18 juillet, voilà bientôt 2 mois.
Les 600 places de parking devant le CHPO sont devenues payantes le 18 juillet, voilà bientôt 2 mois. © Radio France - Céline Loizeau

Le parking de l'hôpital est payant depuis le 18 juillet à Bourgoin-Jallieu. Avec les premières plaintes et des ajustements à venir. Autre conséquence : le parking de la clinique, voisine du centre hospitalier, va aussi devenir payant d'ici la fin de l'année.

Rendre le parking aux usagers de l'hôpital et qu'il ne soit plus encombré la journée par des véhicules de covoitureurs, voilà ce qui a motivé le centre hospitalier Pierre-Oudot à rendre le stationnement payant. L'hôpital berjallien l'a annoncé au début de l'année et le dispositif est en service depuis le 18 juillet. Deux mois après, l'heure est au premier bilan.

Des contents et des mécontents

Le parking devant le CHPO compte 600 places, des places qui auparavant étaient souvent occupées toute la journée par des personnes qui ne fréquentaient pas l'établissement. D'où le choix fait par la direction qui dit avoir voulu pratiquer des prix raisonnables. L'heure de stationnement coûte 60 centimes, la journée 10 euros. C'est payant du lundi au samedi, de 7h à 19h. Les personnes qui passent par les Urgences sont exonérées.

Avec ce système, fini le parking noir de voitures; les allées sont clairsemées. Même s'il doit payer, Alexandre, qui vient en ce moment une fois par mois pour la grossesse de son épouse, est satisfait. "Ce n'est pas excessif et c'est plus facile pour se garer. Le pire, ce fut 3 quarts d'heure pour trouver une place", confie-t-il.

En revanche, les représentants des usagers (permanences le 1er mardi du mois de 15h à 17h et le 3e jeudi du mois de 12h à 14h, près de l'entrée des Urgences) ont reçu plusieurs dizaines de réclamations en 2 mois. Principalement de personnes qui viennent régulièrement pour des soins ou de personnes handicapées. Ainsi, pour Fatih, qui vient de Montalieu-Vercieu car son mari doit suivre un traitement de plusieurs mois, "c'est un coût supplémentaire en matière de santé. Jamais, je n'aurais penser que je devrais payer pour me garer à l'hôpital." Et elle envisage désormais d'avoir recours à un VSL payé par la Sécurité sociale, elle qui voulait faire faire des économies à la société en utilisant sa propre voiture.

L'hôpital pas fermé à quelques ajustements

Ce genre de situations, l'hôpital en a conscience. La direction a elle aussi été saisie de plaintes d'usagers. Céline Vieux, la directrice adjointe, affirme qu'aujourd'hui la première réponse est l'abonnement qui permet de diminuer le prix à l'heure et que l'établissement envisage de prolonger la durée de validité de ces formules d'abonnement. Quant à un tarif spécifique pour les patients très réguliers ou la gratuité comme le réclament les handicapés, elle précise que "tout ça sera étudié d'ici la fin de l'année après une évaluation du dispositif." Dans certains établissements lyonnais, le stationnement est gratuit pour les handicapés. Rappelons que le CHPO a fait le choix de gérer lui-même ce parking. Il n'a donc pas eu recours à un prestataire extérieur. Les recettes attendues sur une année n'ont pas pu être évaluées, mais l'hôpital promet que l'argent servira à améliorer le confort des patients. Ainsi, la semaine passée, aux Urgences, deux boxs de pédiatrie ont été ouverts.

Bientôt, le parking de la clinique sera aussi payant

Ce changement au CHPO n'est pas sans conséquence sur un autre établissement du Médipôle. La clinique Saint-Vincent-de-Paul, située juste à côté de l'hôpital, voit certains patients du public venir se stationner sur son parking. Depuis début septembre, un vigile posté à l'entrée du parking laisse passer uniquement les véhicules des personnes ayant rendez-vous à la clinique. Et le service communication de Saint-Vincent-de-Paul fait savoir que d'ici la fin de l'année les 250 places du parking de la clinique deviendront payantes. Sans plus de détail pour l'instant sur les tarifs.