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"Ça n'a jamais été très strict ici" : Le dé-confinement britannique vu par un corse de la City

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Par , France Bleu RCFM

TEMOIGNAGE - Depuis le 12 avril, et avec environ 2000 nouveaux cas de COVID-19 par jour, le Royaume-Uni, ses restaurants et ses pubs reprennent vie. Les londoniens, comme les autres, peuvent reprendre une vie "presque normale" à en croire Olivier Khatib, ingénieur financier dans une grande banque.

Rue dans le quartier de Soho, à Londres le 12 avril dernier, premier jour de la réouverture des terrasses de bars et restaurants
Rue dans le quartier de Soho, à Londres le 12 avril dernier, premier jour de la réouverture des terrasses de bars et restaurants © Radio France - O Khatib - Contribution

Elle était visiblement attendue, à tel point qu'une grande marque de bière limite désormais ses livraisons à trois fûts par établissement ! Il y a trois semaines, les pubs et restaurants britanniques ont pu à nouveau égayer les rues en rouvrant leurs terrasses. 

"Les restaurants qui n'avaient pas de terrasse on fait exprès d'en mettre une ! On retrouve la vie -un peu- normale, on peut maintenant manger et boire des coups sur les terrasses. Même les magasins ont rouvert. Les gens sont plus joyeux, il y a plus de monde dans les rues, cela fait plaisir", explique Olivier Khatib.

Ce bastiais est ingénieur financier dans une grande banque, à la City de Londres, mais aussi associé dans un restaurant. Après un confinement de 4 mois, qui a vu la fermeture de toutes les activités économiques au public, hormis les magasins alimentaires, il revoit désormais son quartier s'animer.

"Quand le Royaume-Uni a tout confiné à partir de fin décembre (suite à un pic de l'épidémie de Covid-19 lors des achats de Noël), la France aurait dû faire pareil, de manière à être plus confiant sur la réouverture progressive à partir d'avril-mai, et de manière à être sûr de rouvrir complètement à partir de juin", estime Olivier Khatib. Car en effet, là-bas, tout, y compris les boîtes de nuit, sera rouvert à partir du 21 juin.

24% de la population vaccinée et des mesures moins strictes

À ce jour, les mesures persistent. Mais cela dit, les contraintes sont moindres qu'en France. "Il n'y a jamais eu de couvre-feu, jamais eu d'obligation de porter le masque dans la rue. Il suffit juste de garder ses distances avec les autres personnes. Maintenant, il n'y a plus vraiment de distances, les gens sont très proches les uns des autres", raconte Olivier.

Cela dit, la consommation excessive d'alcool a provoqué la mort de 7423 personnes en Angleterre et au Pays de Galles en 2020, soit plus de 20% que l'année précédente (source : ONS - Bureau National des statistiques).  

Le point fort du Royaume, vis-à-vis de la France, c'est aussi la vaccination : 51,2 millions de doses ont déjà été administrées, portant à 24,4% le taux de population entièrement vaccinée. "Il n'y a pas vraiment de problèmes vis-à-vis des vaccins, comme il peut y avoir en France. En plus, le vaccin principalement répandu c'est l'Astra-Zeneca, donc c'est un peu leur fierté de se faire vacciner par le vaccin local, même s'il y a eu des problèmes de caillots sanguins", selon le londonien d'adoption. "Ils ont fait exprès de faire d'abord vacciner les grandes figures du pays, comme la Reine, ou Boris Johnson". 

Rapidité due, aussi, au Brexit, et à une certaine "flexibilité" dit Olivier, sur les commandes de vaccins. Chose que n'a pas permis l'Union Européenne, préférant centraliser les commandes.

Notre bastiais pense bien sûr à la chaleur de sa Corse natale, mais craint de ne pas pouvoir s'y rendre à volonté. "Je compte rentrer cet été, mais je pense que cela va être un peu compliqué de faire des aller-retours, avec les tests PCR obligatoires. Et puis je ne sais pas si il y aura beaucoup de vols cette année, je ne me suis pas trop renseigné encore". 

Deux îles, deux ambiances ?

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