Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

Cancer du col de l'utérus : le dépistage et la vaccination restent insuffisants

-
Par , France Bleu

Le cancer du col de l’utérus a causé 1 117 décès en France en 2018, quand 2 920 nouveaux cas ont été diagnostiqués, selon les derniers chiffres officiels publiés par les autorités sanitaires. Les médecins et les chercheurs plaident pour une meilleure vaccination et un meilleur dépistage.

En France, la vaccination est actuellement recommandée pour les jeunes filles âgée de 11 à 14 ans
En France, la vaccination est actuellement recommandée pour les jeunes filles âgée de 11 à 14 ans © Maxppp - Agnès GAUDIN

Le cancer du col de l'utérus est le quatrième cancer le plus fréquent chez la femme. Une nouvelle étude de Santé publique France, chiffre à plus de 1.000 le nombre de morts l'an dernier en France. 3.000 nouveaux cas chaque année. La mortalité et le nombre de nouveaux cas n'ont cessé de diminuer depuis 1990 mais les médecins et les chercheurs insistent toujours sur l'importance du dépistage et de la vaccination. 

La France peut mieux faire en matière de dépistage

Dans 99% des cas, le cancer du col de l’utérus est causé par le papillomavirus, une infection sexuellement transmissible et facilement détectable. Ce dépistage s'effectue par frottis du col de l'utérus. Le frottis est un test simple et indolore qui peut être réalisé par le gynécologue ou le médecin de famille. Ainsi les lésions précancéreuses peuvent être traitées à temps avant d’évoluer en cancer invasif. Dans ce domaine, la France peut mieux faire. Moins de 60% des françaises se font dépister, or, on sait que si on atteint les 80%  la mortalité serait réduite de 30%. 

Généraliser la vaccination pour les filles et pour les garçons 

Ces derniers mois, les autorités sanitaires françaises et mondiales ont insisté à de multiples reprises sur l'importance du vaccin. En France, le vaccin contre les HPV est recommandé pour toutes les filles entre 11 et 14 ans (avec rattrapage éventuel entre 15 et 19 ans), ainsi que pour les hommes de moins de 26 ansayant des relations sexuelles avec d'autres hommes. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a saisi l'an dernier la Haute autorité de santé (HAS) pour déterminer si la vaccination devait également être recommandée aux garçons. Outre le cancer du col de l'utérus, les HPV peuvent également être à l'origine du cancer de l'anus et de cancers ORL.

Généraliser rapidement la vaccination et le dépistage pourrait permettre de quasiment éradiquer le cancer du col de l’utérus dans les pays à très hauts revenus d’ici à quarante ans, et dans la plupart des pays d’ici à la fin du siècle

Choix de la station

France Bleu