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Santé – Sciences

Cancer du côlon : pénurie de tests de dépistage dans la Loire et la Haute-Loire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Il ne reste que 150 kits de dépistage du cancer colorectal dans la Loire alors que chaque année 300 à 400 personnes sur 100 000 développent ce cancer dans le département.

Il ne reste que 150 kits dans la Loire.
Il ne reste que 150 kits dans la Loire. © Maxppp - Thierry Gachon

Saint-Étienne, France

C'est le 2e cancer le plus meurtrier. Le cancer du côlon fait 18 000 morts chaque année en France. Et pourtant, depuis novembre, il est difficile voire impossible de trouver des tests de dépistage du cancer colorectal dans quatre régions de France dont l'Auvergne-Rhône-Alpes. Dans la Loire, il ne reste que 150 kits alors que tous les ans, 300 à 400 personnes sur 100 000 sont susceptibles de souffrir de ce cancer.

L'assurance maladie a lancé un appel d'offre pour choisir de nouveaux fabricants de tests. Cet appel d'offre est contesté devant le Conseil d'Etat qui doit rendre sa décision. En attendant, les centres de dépistage et les médecins traitant travaillent avec le reste du stock qui est insuffisant dans la Loire et la Haute-Loire.

Un coup de frein au dépistage

L'année dernière, 184 personnes ont été dépistées et soignées dans la Loire. "Les personnes qui ne sont pas dépistées à temps, risquent de lourdes opérations et des soins plus longs", regrette le docteur Jean-Marc Phelip, gastro-entérologue au CHU de Saint-Etienne. 

Pour que le dépistage soit efficace, il faut au moins que 50% des personnes invitées (tous les deux ans, les Français de 50 à 74 ans reçoivent une invitation pour retirer un kit de dépistage chez leur médecin) fassent le test c'est à dire pour réduire de 25% le taux de mortalité qui est impressionnant. Chaque année, 18 000 hommes et femmes meurent du cancer du colon. Pourtant dans la Loire et la Haute-Loire,  nous sommes loin d'atteindre les 50% de participation. Moins de 30% des Ligériens font le test. "Cette pénurie casse la dynamique."

L'Assurance maladie assure qu'en attendant, elle va répartir les stocks de tests restants vers les régions où il en manque dont la Loire et la Haute-Loire et lancer un nouvel appel d'offre d'ici fin juin.