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Cancer du sein : la Moselle toujours à la traîne pour le dépistage

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Par , France Bleu Lorraine Nord

L’opération « Octobre rose », qui milite pour le dépistage, est là pour rappeler quelques chiffres. Seulement 46 % des femmes de plus de 50 ans l'ont fait ces deux dernières années, 50% en moyenne en Lorraine. Le cancer du sein, premier cancer féminin, a fait 413 victimes en Lorraine entre 2005 et 2007.

Cancer du sein à Metz
Cancer du sein à Metz © Radio France - François Pelleray

Une femme sur 8 sera confrontée au cours de sa vie au cancer du sein. Mais avec un dépistage réalisé suffisamment tôt, cela se soigne dans 9 cas sur 10. Un message répété chaque année lors de l'opération «Octobre rose».

Le cancer du sein semble être toujours un tabou ou alors il n'est pas pris au sérieux. Le médecin coordinateur de l'association mosellane pour le dépistage des maladies cancéreuses, le docteur François Deshayes, sait maintenant ce qui retient les femmes de se soumettre à une mammographie : «certaines femmes me disent je suis en bonne santé, je ne vois pas pourquoi j’irais chercher des ennuis. D’autres diront j’ai assez de soucis comme ça, leur santé passe après le reste. Alors que le dépistage ne dure même pas une heure, tous les deux ans

Octobre rose SON 2

Raymonde Duchemin fait partie des femmes qui «n'ont pas peur de savoir », même si au début elle négligeait les courriers l'invitant à se faire dépister tous les deux ans : «jusqu’au jour où une amie a eu un cancer. Je préfère qu’on me fasse peur pendant quelques mois, en attente d’un résultat, plutôt que de passer à côté. Faire l’autruche n’a jamais rien arrangé

Octobre rose SON 1

Alors que d’autres femmes affirment haut et fort qu’elles ne veulent pas savoir, comme Armande : « je n’ai pas envie de savoir, alors tant que je n’ai pas mal, je ne cherche pas à me faire dépister ». Une réaction incompréhensible pour Albertine, de Sarreguemines, déjà opérée pour des tumeurs aux seins : « on fait tout pour avoir la chance guérir et les gens n’en profitent pas » !

" Aussi une épreuve psychologique "

Certes, la mammographie peut être douloureuse et l'attente des résultats interminables. Surtout lorsque l'on a des doutes à la première lecture de la radio et qu'il n'y a finalement rien à la seconde. Une épreuve que comprend le docteur Françoise Deshayes : « elles se disent j’ai fait tout ça pour ça, et au bout du compte je n’ai rien, je n’ai pas envie de recommencer. C’est aussi éprouvant psychologiquement, le cancer du sein représente toute une symbolique très forte dans l’esprit des femmes ».

Le surpoids favorise le cancer du sein

Pour réduire les risques de cancer du sein, ne mangez pas gras, faites du sport, et pas trop d'alcool, surtout au moment de la ménopause. En théorie, toutes les femmes entre 50 et 74 ans reçoivent tous les deux ans un courrier les invitant à se faire dépister gratuitement, cela se passe chez tous les radiologues.

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