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Santé – Sciences

Cancer du sein : les Sarthoises toujours moins nombreuses à se faire dépister

dimanche 8 octobre 2017 à 18:33 Par Ruddy Guilmin et Julie Le Duff, France Bleu Maine

Chaque année, près de 45 000 Sarthoises âgées de 50 à 74 ans reçoivent une invitation pour effectuer gratuitement une mammographie. La moitié seulement y répond favorablement. Et le taux de participation baisse d'année en année.

En Sarthe, les femmes concernées par le dépistage organisé du cancer du sein ne sont que 54% à répondre à l'invitation de la CPAM. Un chiffre en baisse de 12 points sur cinq ans.
En Sarthe, les femmes concernées par le dépistage organisé du cancer du sein ne sont que 54% à répondre à l'invitation de la CPAM. Un chiffre en baisse de 12 points sur cinq ans. © Maxppp - PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/ FRANCOIS DESTOC

En 2016, 54 % des Sarthoises invitées à effectuer un dépistage se sont effectivement présentées, alors qu'elle étaient 66 % en 2011. Depuis cinq ans donc, le taux de participation baisse systématiquement, sans que les professionnels sachent vraiment pourquoi. Le dépistage est pourtant essentiel selon les pouvoirs publics car s'il est détecté tôt, un cancer du sein est guéri dans 9 cas sur 10. L'an dernier, sur les 23 666 Sarthoises qui ont passé l'examen, 211 cas ont été découverts chez des patientes qui ne présentaient pourtant aucun symptôme.

Le nord et l'est de la Sarthe particulièrement concernés

Peut-on attribuer cette baisse de la participation au dépistage organisé par la démographie médicale ? Et notamment à la diminution du nombre de cabinets de radiologie ? Ce n'est pas certain selon Patrick Rouiller, le directeur de la Caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) de la Sarthe : "Dans d'autres département ruraux où la situation est similaire, comme l'Orne ou la Mayenne, la participation augmente. Il s'agit peut-être d'un phénomène de peur, de crainte de souffrir. On sait pourtant aujourd'hui qu'une détection précoce est une garantie pour la patiente. Ça vaut vraiment la peine de consacrer quelques heures au dépistage une fois tous les deux ans".

Autre fait marquant : les Sarthoises du nord et de l'est boudent davantage le dépistage. Tout comme celles issues de milieux défavorisés : seulement 30 % des bénéficiaires de la CMU se présentent à l'examen, pourtant gratuit.