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Santé - Sciences

Cancer du sein : une sarthoise sur deux seulement se fait dépister

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Par , France Bleu Maine

Le taux de dépistage du cancer du sein a baissé en 2018 dans le département. Et pourtant, ll y a 90% de chance de guérison si la maladie est prise à temps.

Le Mans, France

L'an passé 52 % des Sarthoises de plus 50 ans ont pris rendez-vous pour se faire dépister. Elles étaient 60 % en 2017. " Il y a une explication technique" reconnait Walter Gibon, le coordinateur du comité départemental de la ligue contre le cancer. " Il y a eu une réorganisation régionale avec la création des  centres régionaux de coordination des dépistages des cancers (CRCDC), ce qui a retardé un certain nombre de courriers envoyés aux femmes pour les inviter à se faire dépister". Reste qu'à peine une Sarthoise sur deux de 50 à 74 ans, prend rendez-vous pour se faire dépister. C'est le plus faible taux des Pays de la Loire. "Certaines ont peur qu'on leur découvre un cancer. On a toujours peur de tomber malade et on a toujours l'impression quand on ne sait pas, d'être en bonne santé. Ce qui est une hérésie totale et justement le dépistage est là pour aller à l'encontre de cela". L'an passé, dans le département, 240 cancers ont été découverts lors des examens de dépistage sur des femmes n’ayant aucun symptôme particulier.

90 % de chances de guérison si le cancer du sein est détecté tôt  

Ce n'est pas un scoop, plus un cancer est détecté tôt, plus les chances de guérison sont grandes. Elles atteignent même 90 % pour le cancer du sein en cas de diagnostique précoce. "Le cancer est une maladie qui a très peu de symptômes avant qu'il ne soit véritablement installé. Mis à part le dépistage, il n'y a aucun moyen de savoir qu'on est malade avant que le cancer soit vraiment très très engagé". Il y a le dépistage organisé, tous les deux ans, pour les femmes âgées de 50 à 74 ans. Elle reçoivent un courrier qui les invitent à prendre rendez-vous pour une mammographie. " Cela ne veut pas dire qu'avant 50 ans ou après 74 ans, on est sorti d'affaire. Les femmes doivent se préoccuper du dépistage. Il suffit d'en parler à son médecin ou son gynécologue. Et là il s'agit de palpation une fois par an".

L'autopalpation : un moyen d'alerte mais pas un diagnostic 

Il y a aussi l'autopalpation. " L'idée, c'est que chaque femme puisse toute seule dans sa salle de bain vérifier elle-même si tout va bien". Mais Walter Gibon rappelle qu'une autopalpation "' ne doit en aucun cas remplacer rendez-vous chez le médecin. C'est un rendez vous supplémentaire qui permet parfois de ne pas passer à côté". Mais il n'est pas simple de reconnaître les signes avant coureurs de la maladie. "Et puis il ne faut pas tomber dans la psychose. Ce n'est pas parce que l'on sent quelque chose que c'est forcément un cancer, mais il vaut mieux vérifier". Pour aider les femmes à adopter les bons gestes, la Ligue contre le Cancer, le centre régional de coordination des dépistages des cancers et la ville du Mans organisent des démonstrations grâce à un buste en silicone dans lequel ont été placé tous les signes qui doivent alerter et inciter à aller consulter son gynécologue. Des élèves infirmier(e)s seront présents les 17, 18 et 19 octobre place de la République au Mans pour nous aider à faire les bons gestes. Une opération similaire est organisée demain au Pôle Santé Sarthe et Loir du Bailleul    
 

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