Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Cancer : l'Indre aussi confrontée à une baisse des dépistages et des retards de diagnostics

-
Par , France Bleu Berry

Près de 30.000 cancers n'auraient pas été diagnostiqués en France cette année à cause de la baisse des dépistages. Dans l'Indre, le confinement et la peur du Covid-19 ont aussi entraîné une diminution des dépistages.

-
- © Maxppp - Claude Prigent/PHOTOPQR/LE TELEGRAMME

Le Covid-19 focalise l'attention du monde entier depuis plusieurs mois. Mais il ne faut pas que cela se fasse au détriment d'autres pathologies et d'autres maladies. La Ligue nationale contre le cancer lance un cri d'alarme. Selon ses estimations, près de 30.000 cancers n'ont pas été détectés cette année en France, à cause d'un net ralentissement des dépistages pendant la première vague de Covid-19. "Dans l'Indre, il y a moins de fréquentation des centres de dépistage, il y a une moindre réponse aux lettres envoyées pour que le dépistage se fasse", confirme Gilles Bernard, président du comité départemental de la Ligue contre le cancer.

Deux raisons expliquent ce recul de la fréquentation. D'abord, il y a eu la fermeture des cabinets de radiologie au moment du confinement. Ils ont progressivement rouvert mais cela a entraîné des décalages importants. Et puis, la crainte de certaines personnes qui n'avaient pas envie de se faire contaminer par le Covid-19 même après le déconfinement.

Des retards de diagnostics qui peuvent être "catastrophiques"

La baisse des dépistages peut aboutir à des retards de diagnostics. "C'est le point le plus inquiétant", selon le docteur François Christiann, chef du service oncologie à l'hôpital de Châteauroux. "Retarder les consultations, retarder les traitements, c'est faire évoluer un peu plus les tumeurs des cancers d'une façon générale. Cet attentisme est préjudiciable. Ça peut être catastrophique d'attendre quatre ou cinq mois pour le diagnostic d'un cancer", confirme Gilles Bernard.

Alors que la deuxième vague de l'épidémie grossit de jour en jour, la crainte est que de nouveaux retards de diagnostics aient lieu. "J'espère qu'on ne mettra pas de côté les autres traitements. Ce qu'on a appris et ce qu'il faut faire passer, c'est la sécurisation des circuits des malades dans les hôpitaux. Les cas suspects et les malades du Covid-19 ont des circuits dédiés et ne croisent pas les autres patients", insiste le docteur François Christiann. 

"Il faut bien mettre en balance le risque de ne pas dépister un cancer par rapport au risque d'attraper le Covid. Il faut encourager le dépistage, les bilans de surveillance qui n'ont parfois pas été réalisés pendant six mois. Le risque est plus important que de venir faire un scanner dans des procédures sanitaires maîtrisées. On ne va pas nier la gravité du Covid mais il ne faut pas négliger tout le reste", conclut le chef du service oncologie à l'hôpital de Châteauroux.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess