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Santé – Sciences DOSSIER : Vague de chaleur : conseils et infos pratiques

Canicule : quelle chaleur extrême peut-on supporter ?

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu

En pleine vague de canicule, les records de chaleur tombent localement les uns après les autres. Jusqu'à 41 degrés à Paris prévus ce jeudi. Ces températures extrêmes mettent notre organisme à rude épreuve pouvant, dans les cas les plus graves, conduire à la mort.

Canicule : quelle chaleur extrême peut on supporter ?
Canicule : quelle chaleur extrême peut on supporter ? © AFP - Alain Pitton

En pleine vague de canicule, les records de chaleur tombent localement les uns après les autres. Jusqu'à 41 degrés à Paris prévus ce jeudi. Ces températures extrêmes mettent notre organisme à rude épreuve pouvant, dans les cas les plus graves, conduire à la mort. 

Comme les épisodes caniculaires sont amenés à se multiplier, on peut s'interroger : à quelles températures extrêmes peut-on résister et à quelle durée ? 

81 degrés ressentis en Arabie saoudite

Le principe est simple, il faut que notre corps puisse se maintenir en permanence à 37°C. Nous y parvenons grâce à la thermorégulation, le "thermostat" de notre corps. En cas de chaleur c'est ainsi la transpiration qui nous sauve

La sudation nous permet par exemple de résister pendant vingt minutes à une température de 100°C dans un sauna, sans séquelles. 

Dans le sud de l'Iran, en août 2014, les habitants de Bandar Mahshahr ont supporté une température ressentie de 74 °C (température réelle à 46°C) et le 8 juillet 2003, la température ressentie a même atteint 81°C à Dhahran en Arabie saoudite.

Mais un Russe voulant battre son record personnel au championnat du monde de sauna est mort en 2010 en Finlande, après avoir passé six minutes à 110°C. C'est la preuve que nos capacités de résistance ne sont pas illimitées.

Qu'est-ce que le "coup de chaleur" ? 

Lorsque nous sommes exposés à la chaleur, le vaste réseau de vaisseaux sanguins qui se trouvent sous la peau va aussitôt se dilater. 

Le cœur s'accélère pour pouvoir continuer d'alimenter correctement en oxygène les organes tels que le cerveau. Nous pouvons perdre jusqu'à deux à trois litres par heure. En cas de début de déshydratation, le cerveau libère une hormone antidiurétique, qui permet aux reins de récupérer un maximum d'eau en fabriquant l'urine (qui devient foncée) voire d'arrêter sa fabrication. 

Lorsque tous ces systèmes sont dépassés, c'est le "coup de chaleur" : on ne transpire plus (faute de réserves d'eau), l'esprit devient confus, délirant avec apparition de nausées, de vertiges, et le risque de décès est majeur. L'hyperthermie que l'on appelle habituellement la fièvre, devient mortelle à partir de 41.6°C (pendant une période comprise entre 45 minutes et huit heures selon l'étude du Dr Pierre Hausfater, spécialiste en médecine interne de l’Hôpital Pitié-Salpétrière). La surchauffe de l'organisme est notamment dangereuse pour le foie et les reins. 

Les épisodes répétés de canicule fatiguent

La multiplication des canicules est un facteur supplémentaire de risque. Au delà des décès directs provoqués par la canicule, il peut y avoir des conséquences dans les mois qui suivent auprès des personnes qui "peuvent avoir mal supporté la chaleur" explique le Docteur Jean-Pierre Aquino, délégué général de la société française de gériatrie et gérontologie. 

Le gériatre, interrogé par France Bleu, détaille : "On pense particulièrement à ceux qui souffrent de maladies chroniques, qui ont des traitements de fond tels que les neuroleptiques, diurétiques ou anti-inflammatoires, lesquels peuvent avoir un effet délétère du fait de la canicule"

Mais c'est l'accumulation des épisodes caniculaires qui est éprouvant pour notre santé. "Avec ce caractère répétitif, il est sûr que les conséquences sur l'organisme, au plan physiologique vont être plus lourdes. Un certains nombre de dérèglements climatiques ont des conséquences sur la physiologie humaine", insiste Jean-Pierre Aquino.