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Santé - Sciences

Cardiologie : que va devenir l'unité de soins intensifs du centre hospitalier de Chalon-sur-Saône ?

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Par , France Bleu Bourgogne
Chalon-sur-Saône, France

Le centre hospitalier de Chalon-sur-Saône s'inquiète pour l'avenir de son unité de soins intensifs cardiologiques (USIC). Les médecins estiment que si on ne leur accorde pas le droit de réaliser des angioplasties coronaires, l'unité sera condamnée à fermer.

Un médecin réalise une angioplastie coronaire (photo d'illustration)
Un médecin réalise une angioplastie coronaire (photo d'illustration) © Maxppp - Jean-Yves Desfoux

Au centre hospitalier de Châlon-sur-Saône, il y a bien une unité de soins intensifs cardiologiques (USIC), mais les médecins n'ont pas le droit d'y pratiquer des coronarographies ni des angioplasties coronaires. Or, d'après eux, si on ne leur donne pas très vite cette autorisation, l'unité sera condamnée à fermer.

Le centre hospitalier de Chalon couvre un bassin de population de 350 000 habitants. Dans tout le département, il n'y a qu'un seul centre capable de réaliser des angioplasties, c'est celui de Mâcon. En juillet dernier, l'Agence régionale de santé a reconnu qu'il y avait un besoin exceptionnel en la matière pour le nord du département. L'hôpital de Chalon a donc déposé un dossier pour une demande d'autorisation, mais il craint de voir sa demande refusée.

Les patients et les cardiologues risquent de déserter

L'ARS conditionne cette autorisation à une coopération entre les hôpitaux de Mâcon, de Chalon et de Dijon. Et c'est là que ça bloque, d'après Arnaud Dellinger, cardiologue au centre hospitalier de Chalon : " ces deux établissements ne veulent pas perdre de patients. "

Sauf que d'après le médecin, la survie de l'unité de soins intensifs cardiologiques dépend de cette autorisation : " d'abord ça permettrait d'optimiser le parcours des soins pour les patients, qui pour l'instant passent d'un établissement à l'autre en fonction de ce dont ils ont besoin. Ensuite, le problème, c'est que sans cette autorisation on va avoir du mal à recruter à la fois des patients - qui vont préférer aller directement dans les centres qui peuvent les prendre en charge de A à Z - et des cardiologues. Parce que les jeunes cardiologues, qui sont formés pour ça, préfèrent aller travailler dans des hôpitaux modernes où ils peuvent réaliser des angioplasties."

Arnaud Dellinger estime que la moitié des patients qui passent par l'unité des soins intensifs cardiologiques a besoin d'une angioplastie. Aujourd'hui l'unité de Chalon accueille entre 750 et 1000 patients par an, mais il estime qu'il pourrait y en avoir beaucoup plus avec un nouveau plateau technique.

"Est-ce que l'ARS veut un territoire de 350 000 habitants, sans angioplastie, mais dans ces cas-là, il faut bien le dire à la population, ce sera aussi sans unité de soins intensifs en cardiologie ? Ou est-ce que l'ARS veut des soins modernes et on installe dans l'USIC de Chalon un centre d'angioplastie ? " s'interroge le cardiologue.

L'ARS doit rendre sa décision dans les jours qui viennent.

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