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Covid-19 en Île-de-France : 88 clusters apparus depuis le déconfinement, la moitié encore actifs

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

La ville de Sarcelles (Val-d'Oise) est sous surveillance depuis ce mercredi après l'apparition d'une trentaine de nouveaux cas de Covid-19. "Nous ne sommes pas surpris" à l'ARS Île-de-France, assure Aurélien Rousseau, son directeur. Il confirme que 88 clusters sont apparus depuis le déconfinement.

Une consultation de dépistage du coronavirus - Covid-19
Une consultation de dépistage du coronavirus - Covid-19 © Radio France - Luc Nobout

Comme d'autres zones de la région, Sarcelles (Val-d'Oise) est sous surveillance sanitaire, depuis le mercredi 17 juin, après l'apparition d'une trentaine de nouveaux cas de Covid-19 en une semaine. 

L'Agence régionale de santé (ARS) a lancé, avec la mairie, une nouvelle campagne de dépistage sous des tentes itinérantes. Dans la région, et depuis le début du déconfinement, 88 "clusters" sont apparus ; "la moitié est clôturée", assure le directeur de l'ARS d'Île-de-France, Aurélien Rousseau.

88 clusters en Île-de-France depuis le déconfinement

Il y a eu, selon Aurélien Rousseau, 88 "clusters" dans la région, depuis le début du déconfinement. "Un cluster, c'est trois cas dans un espace limité. La moitié est clôturée, c'est-à-dire qu'il n'y a pas eu de nouveaux cas depuis plus de 14 jours. L'autre moitié est encore active", décrit le directeur de l'ARS d'Île-de-France. "Tous ces clusters sont suivis", assure-t-il. 

"Des enquêtes épidémiologiques sont faites." Mais outre ces 88 clusters, Aurélien Rousseau rappelle qu'une des principales activités de l'Agence régionale de santé repose sur les signalements. Près de 1 500 environ ont été remontés à l'ARS. "C'est quand vous avez, par exemple, un cas de Covid dans une école ou dans un foyer. Même s'il n'y a qu'un cas, ça nous remonte et on va suivre la situation parce qu'on considère qu'il y a à cet endroit-là un risque plus élevé que la contamination se propage trop vite."

La situation qui nous préoccupe le plus, c'est celle où il y a des contaminations dites communautaires, c'est à dire il y a un rassemblement, festif, amical, religieux. Et là, du coup, on veille moins, on respecte moins la distanciation physique et là, des gens se contaminent entre eux.

La majorité de ces cas de Covid émergent dans des lieux d'hébergement collectif, selon Aurélien Rousseau. "Généralement, on les trouve dans des foyers, dans des écoles et il y a des zones particulièrement touchées en Île-de-France". Ils sont répartis sur toute la région. 

Pour 60% environ, dans des lieux d'hébergement collectifs comme des foyers de jeunes travailleurs ou d'accueil de migrants, ou au sein de communautés religieuses. Mais la situation "qui nous préoccupe le plus, c'est celle où il y a des contaminations dites communautaires", lors de rassemblements. 

Plus de 80 opérations de dépistage dans la région

"Depuis plusieurs semaines maintenant, nous menons des opérations de dépistage dans des barnums, on installe des tentes et on va dépister au pied des barres d'immeubles. _On va dépister dans les endroits où on craint que les gens n'aient pas accès facilement à la médecine_, dans les endroits où il y a eu beaucoup de décès liés au coronavirus", explique Aurélien Rousseau. "On a fait plus de 80 de ces opérations en Île-de-France pour s'assurer qu'il n'y pas d'angles morts

On va dépister dans les endroits où on craint que les gens n'aient pas accès facilement à la médecine

Et en fin de semaine dernière, dans une des opérations à Sarcelles, le nombre de cas positifs s'est avéré "plus élevé que partout ailleurs" pour Aurélien Rousseau. L'idée, a été de démultiplier les opérations de dépistage, "pour ne pas passer à côté d'une situation anormale, que ce soit une reprise de l'épidémie, ou que ce soit, parce que c'est une possibilité, le fait qu'il y ait eu à cet endroit là une circulation très, très active du virus et que ça soit ses conséquences qui s'inscrivent un peu dans la durée."

Une situation qui n'inquiète pas l'ARS

"C'est inquiétant quand on n'a pas d'action à mettre en œuvre. Là, nous l'avons repéré parce que nous cherchions ce type de situation, donc nous ne sommes pas surpris. Mais après, c'est suffisamment significatif pour qu'on mette en place des dispositifs exceptionnels", développe le directeur de l'ARS d'Île-de-France. 

Il est donc important, pour lui, de continuer les efforts notamment dans la prévention et dans les consignes à faire passer dans la population, pour respecter la distanciation physique ou le port du masque dans les espaces publics. "On doit encore tenir quelques semaines en respectant les distances physiques, en se lavant les mains, en portant le masque. Et à Sarcelles, ce sera le cas, mais comme ailleurs ; si la situation, nous l'analysons comme s'étant encore dégradée, nous sommes prêts avec le préfet, avec les élus, à activer des mesures complémentaires", prévient-il.

Si nous analysons la situation comme s'étant encore dégradée, nous sommes prêts avec le préfet, avec les élus, à activer des mesures complémentaires.

Sans aller jusqu'à parler de reconfinement, Aurélien Rousseau assure que les autorités sanitaires et les préfectures prendront "les mesures nécessaires". La mise en place du déconfinement correspond à un "principe de réversibilité" : "si la situation se dégrade, effectivement, on activera les mesures qui seront nécessaires pour protéger la population."

Aurélien Rousseau, directeur de l'ARS Île-de-France, invité ce vendredi de France Bleu Paris.

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