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Dossier : Mission "Alpha", la deuxième aventure de Thomas Pesquet dans l'espace

VIDÉOS - Ce qu'il faut savoir de la mission "Alpha", la nouvelle aventure de Thomas Pesquet dans l'espace

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Occitanie, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

L'astronaute français Thomas Pesquet s'envole ce 23 avril vers la Station spatiale internationale (ISS). Cette mission, baptisée "Alpha", a notamment pour objectif de faire progresser la recherche. Plus d'une centaine d'expériences scientifiques sont prévues.

Thomas Pesquet et ses trois coéquipiers ont pris place dans la capsule, le 23 avril 2021.
Thomas Pesquet et ses trois coéquipiers ont pris place dans la capsule, le 23 avril 2021. © Maxppp - Aubrey Gemignani HANDOUT/EPA/

Thomas Pesquet s'apprête à effectuer sa deuxième mission dans l'espace. L'astronaute français âgé de 43 ans décolle ce 23 avril à 11h49 (heure de Paris) depuis le Kennedy Space Center (Floride) en direction de la Station spatiale internationale (ISS). Deux spationautes Américains et un Japonais l'accompagnent. L'équipage voyagera à bord de la capsule Crew-2 Dragon de Space X. Thomas Pesquet sera quelque temps commandant de bord de la Station spatiale internationale (ISS), une première pour un astronaute français. Voici ce qu'il faut savoir de sa nouvelle mission.

Quel est le but de la mission ?

Au programme de ce deuxième séjour en orbite qui doit durer six mois : plus d'une centaine d'expériences, dont plusieurs dédiées à la science. Le laboratoire en "impesanteur" que représente la Station spatiale internationale permet en effet d’effectuer des expériences qui ne sont pas réalisables sur Terre. Études des effets de la micropesanteur sur l’homme, recherche sur les radiations, la physique, la biologie, tests de nouvelles technologies... la moitié du temps passé dans l'espace est consacré à la recherche scientifique. 

"Une qui me plaît beaucoup, c'est une expérience sur des 'mini-cerveaux'", a commenté Thomas Pesquet, lors d'une conférence de presse en ligne de l'Agence spatiale européenne (ESA) mi-mars. "L'environnement spatial, c'est comme un modèle accéléré du vieillissement, merveilleusement réversible, donc on va essayer de regarder ses effets sur le cerveau, en assemblant des cellules dans des boîtes de Petri" a-t-il expliqué. Les résultats de ces études pourraient aider à mieux comprendre certaines maladies génétiques, et à mieux connaître les effets de la micropesanteur sur la santé et la condition physique des astronautes, des données indispensables dans la perspective de vols habités vers Mars.

Les astronautes embarquent également des capteurs dernière génération dédiés à l'étude du sommeil, "perturbé dans l'espace" car "on voit le soleil se lever et se coucher 16 fois par jour" et les hommes sont privés de "l'alternance jour/nuit sur 24 heures", a expliqué Rachel Debs, neurologue au CHU de Toulouse à franceinfo. 

Thomas Pesquet sera aussi chargé "réveiller" et de "photographier l'évolution" d'un blob, curieux organisme ni animal, ni plante, ni champignon. Composé d'une unique cellule, le "physarum polycephalum" est une espèce vivante à part : sans bouche, ni cerveau, il mange, se déplace, et possède d'étonnantes capacités d'apprentissage. Plusieurs spécimens vont être mis en culture à bord de la Station spatiale (ISS). Le but est de voir "si le blob se comporte différemment dans l'espace", et d'étudier "les effets de la micropesanteur et des rayonnements sur son évolution", a détaillé le CNES, l'agence spatiale française, dans un communiqué. Deux protocoles sont prévus : l'un testera l'attitude de deux blobs dans un environnement sans nourriture, l'autre fournira à deux autres blobs plusieurs sources de nourriture. Le CNES et le CNRS ont invité 2.000 écoles, collèges et lycées à s'associer à cette "expérience éducative" et à "comparer leurs résultats en classe à ceux obtenus" en orbite.

Quatre sorties "extra-véhiculaires" dans l'espace sont en outre programmées, dont la plus importante consistera en l'installation de nouveaux panneaux solaires, "des énormes tubes de 350 kilos". 

Pourquoi se nomme-t-elle "Alpha" ?

La mission est baptisée "Alpha", en hommage à Alpha Centauri, le système stellaire le plus proche de la Terre. En France, la tradition veut que l'on nomme les missions spatiales en s'inspirant d’une étoile ou d’une constellation précise le CNES sur son site internet. Alpha était également l’appellation d’origine de la Station spatiale internationale et est toujours utilisée dans son indicatif d’appel radio. "C'est aussi la première lettre de l'alphabet grec, symbole de l'excellence que nous visons", confiait l'été dernier Thomas Pesquet.

Le nom a été retenu à l'issue d'un concours lancé par l’ESA, en collaboration avec le CNES, en avril 2020. Parmi plus de 27.000 propositions, "Alpha" a été suggéré 47 fois. La première personne à l’avoir soumis est Christelle de Larrard, depuis Mios, en Gironde (France) indique encore le Centre national d'études spatiales. 

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Avec qui Thomas Pesquet part-il pour l'ISS ?

Trois astronautes voyagent avec Thomas Pesquet. Deux Américains (NASA), Megan McArthur et Shane Kimbrough, qui occupent respectivement les postes de pilote et de commandant, et le Japonais (JAXA) Akihiko Hoshide, spécialiste de mission. 

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Tous se sont préparés durant un an. Un entraînement marqué par la situation sanitaire.

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Comment vont-ils rejoindre la station spatiale internationale ?

L'équipage va rejoindre l'ISS à bord de la capsule Crew-2 Dragon de Space X. C'est la troisième fois seulement qu'un véhicule de ce type est envoyé dans l'espace avec des hommes à bord. Thomas Pesquet sera le premier Européen à rejoindre la Station spatiale internationale à bord d'un vaisseau privé américain. Lors de sa précédente mission en 2016-2017, il avait voyagé à bord d'un vaisseau russe Soyouz.

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Visite virtuelle de la capsule avec le journaliste Nicolas Chateauneuf.

Derniers repas, parties de cartes, dédicaces avant de pénétrer dans le vaisseau... Avant le décollage, les astronautes observent de multiples rituels.

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Le trajet doit durer une journée. Une fois arrimé à l'ISS, Thomas Pesquet et son équipe du Crew-2 cohabiteront quelques jours avec les quatre astronautes de Crew-1, qui rentreront ensuite après six mois dans l'espace. Durant cette période de passation, la station spatiale accueillera pas moins de 11 personnes. 

Premier Français aux commandes d'un véhicule spatial

Le Français de 43 ans occupera la fonction de commandant de bord au sein de la Station spatiale internationale (ISS) durant environ un mois, vers la fin de sa mission. Une première pour un astronaute tricolore.

"Je suis incroyablement honoré !", s'est réjoui Thomas Pesquet lors d'une conférence de presse en ligne de l'Agence spatiale européenne (ESA), qui l'a choisi en accord avec les autres agences spatiales partenaires de l'ISS (États-Unis, Russie, Japon et Canada). "J'ai la chance d'être le premier Français aux commandes d'un véhicule spatial. C'est grâce à l'histoire, à la place de la France et de l'Europe dans les vols habités, c'est une reconnaissance pour tout le monde", s'est félicité l'astronaute. 

La fonction de commandant est exercée tour à tour par les membres désignés de l'équipage de l'ISS. "C'est comme un bateau, il y a un seul maître à bord après Dieu", a commenté Thomas Pesquet. "Évidemment, il y a beaucoup de choses qui se décident au centre de contrôle au sol", a-t-il expliqué, mais "quand ça va mal et qu'il faut réagir vite, c'est le commandant qui décide, qui assigne un peu les tâches, par exemple si on doit faire face à un départ de feu ou une dépressurisation". 

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Où et comment suivre le décollage ?

Le décollage du Crew Dragon est prévu à 11h49 (heure de Paris). Un événement à suivre en direct sur francebleu.fr.

Suivre la mission avec Radio France

Très actif sur les réseaux sociaux, Thomas Pesquet prévoit de partager son aventure avec les médias français et notamment Radio France. À partir du 24 avril il tiendra son "journal de bord" chaque samedi dans le journal de 13h de France Inter. Vous pourrez également suivre son quotidien sur RFI et France 24, à travers des vidéos régulièrement publiées sur les sites et les réseaux sociaux des deux médias internationaux. Le samedi à 10h45 et 12h50 il répondra aux questions des enfants sur franceinfo. L'astronaute partagera enfin ses coups de cœur et souvenirs musicaux sur Fip, dont il est fan. La radio a également préparé des playlists pour accompagner en musique son voyage dans l'espace.

Le Français Thomas Pesquet retourne dans l'espace
Le Français Thomas Pesquet retourne dans l'espace © Visactu
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