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Ce que l’on sait du décès de Julie, 16 ans, première victime mineure du coronavirus en France

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Par , France Bleu, France Bleu Paris

Une jeune fille de 16 ans, qui vivait en région parisienne, est morte mercredi du Covid-19. Il s’agit de la première patiente mineure à mourir du nouveau coronavirus en France, selon le directeur général de la Santé Jérôme Salomon.

Julie a été admise en réanimation, mardi, à l'hôpital Necker à Paris, son état s'est très vite dégradé.
Julie a été admise en réanimation, mardi, à l'hôpital Necker à Paris, son état s'est très vite dégradé. © Maxppp - OLIVIER BOITET/PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Elle avait 16 ans, bientôt 17, et ne présentait aucun problème de santé apparent. Julie est décédée dans la nuit de mardi à mercredi après avoir été testée positive au nouveau coronavirus. Cette jeune lycéenne vivait à Morsang-sur-Orge, dans l’Essonne en région parisienne, avec sa mère, Sabine, et sa sœur Manon. Elle fait partie des 365 personnes décédées du Covid-19, sur le territoire français, ces 24 dernières heures, selon les derniers chiffres du directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. 

Pas d’antécédent et une dégradation très rapide

Son décès inquiète autant qu'il attriste puisqu’il s’agit de la première patiente mineure à mourir du Covid-19 pourtant réputé pour toucher principalement les personnes âgées ou vulnérables. Un décès à cet âge tout comme l’évolution de formes sévères chez des jeunes sont "extrêmement rares", a rappelé Jérôme Salomon. 

Elle avait juste une toux

_"Elle avait juste une toux"_, a affirmé Sabine, la mère de la jeune fille jointe jeudi par l’AFP. Une petite toux d’apparence bénigne apparue il y a une semaine, qu’elle avait tenté de soigner avec du sirop, des plantes et des inhalations. Mais la toux s’est transformée en quintes et, à cela, se sont ajoutés des essoufflements. 

Lundi, la jeune fille est conduite chez le médecin qui décide d’appeler le Samu. Finalement ce sont les pompiers qui interviennent en combinaisons intégrales, masques et gants. "La 4e dimension", commente sa mère. Après un passage à l’hôpital de Longjumeau, Julie est ensuite transférée, en insuffisance respiratoire, à l’hôpital Necker pour enfants, à Paris, où elle est placée en service de réanimation dès mardi matin. Deux tests Covid-19 sont alors réalisés sur la jeune fille, tous deux négatifs. 

C’est le soir que tout s’accélère. Le résultat du premier test fait à l’hôpital de Longjumeau tombe : Julie est positive au nouveau coronavirus et son état se dégrade. Elle doit être intubée. Sabine et sa fille aînée Manon sont alors rappelées par l’hôpital, dans la nuit, et à leur arrivée vers 1 h du matin, mercredi, Julie est morte. _"Depuis le début, on nous dit que le virus ne touche pas les jeunes. On l’a cru, comme tout le monde"_, a déclaré la sœur aînée de Julie. 

"Un cas exceptionnel mais qui peut se reproduire"

Hormis le cas de Julie, 34% des personnes en réanimation sont âgées de moins de 60 ans et 58% de 60 à 80 ans. Le cas de Julie _"reste donc exceptionnel, mais peut se reproduire"_, analyse le virologue Bruno Lina, interrogé sur franceinfo. "Si l'on rapporte en proportion le nombre de personnes qui ont le même âge que cette jeune fille, on voit que le risque est extrêmement faible", tempère-t-il, précisant qu'aucun indicateur ne permet d'identifier les patients qui vont évoluer vers une forme grave. "Il y a probablement quelque chose à regarder du côté de la qualité et de l'importance de la réponse immunitaire après l'infection, mais on n'a pas les éléments qui permettent d'expliquer, c'est trop tôt", ajoute-t-il.

Jusqu'à présent, les cas de mortalité sont essentiellement observés chez "les plus de 65 ans", a toutefois rappelé Jérôme Salomon. Par ailleurs, les personnes présentant des pathologies respiratoires chroniques et les personnes asthmatiques sont celles qui sont le plus à risque de faire des formes graves face aux infections respiratoires.

Vive émotion à Morsang-sur-Orge et Corbeil-Essonnes

La mort de Julie a suscité une vive émotion, notamment dans sa ville. La maire de Morsang-sur-Orge, a appelé ses habitants "à allumer – ce soir à 20h - sur les fenêtres et les balcons les bougies de la vie", pour lui rendre hommage.

L'académie de Versailles, à laquelle est rattaché le lycée de la jeune fille situé à Corbeil-Essonnes, a - quant à elle - mis en place une cellule d'écoute à distance pour les élèves et l'ensemble du personnel éducatif. "Tous les élèves et personnels de l’établissement qui en exprimeront le besoin seront contactés par un(e) psychologue de l’Education nationale, ou un(e) infirmier(e) scolaire", a fait savoir l'académie de Versailles dans un communiqué. Cette cellule d’écoute restera active aussi longtemps que nécessaire.

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