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Centre de vaccination de Dax : "On a reçu 96 doses de vaccin" pour l'ouverture

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Par , France Bleu Gascogne

Cette fois c'est fait, le centre de vaccination de Dax a pu accueillir ses premiers patients de plus de 75 ans ce jeudi. 96 personnes seront vaccinées sur les deux premiers jours d'ouverture. Tous les rendez-vous, jusqu'au 14 février, sont complets.

Malgré les nombreux panneaux d'affichage à l'entrée du centre, nombreux sont les dacquois à venir chercher des renseignements auprès des agents d'accueil.
Malgré les nombreux panneaux d'affichage à l'entrée du centre, nombreux sont les dacquois à venir chercher des renseignements auprès des agents d'accueil. © Radio France - Paul Ferrier

Le centre de vaccination de Dax a pu accueillir ses premiers patients de plus de 75 ans ce jeudi.  48 dacquois vaccinés en ce premier jour, 48 ce vendredi, tous les rendez-vous, jusqu'au 14 février, sont complets. "Le facteur limitant principal, c'est le nombre de dose de vaccin. On a reçu 96 doses de vaccin pour ces deux jours. Donc il faut qu'on ait 96 patients. Pas plus, pas moins", explique le docteur Andrei Vial, président de l'association des médecins généralistes de Dax. 

"C'est parfaitement bien organisé"

Dans le centre de vaccination de la salle Amélie Charrière, c'est la médecine de ville qui est chargée de l'organisation. "On ne peut pas se permettre de gaspillage et on ne peut pas aussi promettre à des gens de venir et leur dire qu'il n'y a pas de vaccination", poursuit le médecin généraliste.  A l'intérieur de la salle, deux lignes de vaccination, des boxs, avec deux infirmières et un médecin sont en place. Pas de cohue, les rendez-vous s'enchaînent de façon fluide. 

"Je viens de me faire vacciner, j'ai eu beaucoup de chance", témoigne Marie-Odette, 86 ans, toute sourire à la sortie du centre. Un témoignage et une sensation de calme à l'intérieur de la salle Amélie Charrière qui font dire à la sous-préfète de Dax, Véronique Deprez-Boudier, venue visiter l'installation : "_Je suis très satisfaite de ce qui est fait_, c'est parfaitement bien organisé, c'est vraiment remarquable, idéal". 

"C'est une galère monstrueuse"

Pour autant, l'ambiance à l'extérieur de la salle est tout autre pour les deux agents d'accueil, listing des personnes qui ont réservé en main. Il y a plus de personnes âgées venues demander des renseignements, que de personnes ayant un rendez-vous. Un premier homme vient se plaindre de ne pas pouvoir joindre le numéro de téléphone pour réserver : 'je sais bien, vous n'êtes pas responsable, personne n'est responsable de rien. Tout est mal fait mais personne n'est responsable de rien", lance-t-il en colère aux deux dames en charge de l'accueil qui tentent de renseigner chacun et d'éteindre la colère des autres. 

Un autre homme arrive. Dans sa main, il tend une confirmation de rendez-vous obtenue sur internet pour la deuxième injection. Il explique qu'il a fait sa demande sur son ordinateur pour la première injection, que jamais il n'a reçu de confirmation et qu'il a alors tenté de réserver pour la deuxième. Là, ça a fonctionné. Il souhaiterait maintenant échanger sa deuxième injection contre la première. "J'ai essayé une centaine de fois sur internet", commente ce monsieur au micro de France Bleu Gascogne quand il repart sans solution du centre de vaccination. 

Un couple s'avance à son tour. Ont-ils réservé par internet ? "Non", répond la dame très remontée : "On a pas internet et on est embêté ... pour pas dire autre chose". Et le couple tourne les talons. 

Un homme fait sonner le numéro de réservation sur son téléphone devant les agents d'accueil comme pour prouver ce que chacun sait au centre. Ça ne répond pas. Cela fait deux jours qu'il tente de réserver un créneau pour sa femme. "Vous n'avez pas une seringue là, cela m'arrangerait", lance-t-il à un soignant qui sort du centre. De l'ironie, avant de se confier : "je comprends très bien que c'est très compliqué ... mais je trouve quand même qu'il y a des gens très âgés qui ne maîtrisent pas internet et pour eux, c'est une galère monstrueuse. C'est affreux". 

Les réservations de rendez-vous par la plateforme internet n'ont été ouvertes que quelques heures.
Les réservations de rendez-vous par la plateforme internet n'ont été ouvertes que quelques heures. - Capture d'écran maiia.com

Des prises de rendez-vous par le médecin traitant

Si la campagne de communication pour la vaccination a en effet mis en avant la prise de rendez-vous via des numéros de téléphone, des sites internet et des plateformes privées, pourtant, la plupart des patients qui entrent dans le centre avec leur sésame pour la piqûre, n'ont pas utilisé ce chemin. Marie-Odette, une des première vaccinée de Dax, c'est son médecin qui lui a obtenu ce rendez-vous. De même pour cet homme qui patiente dans la file d'attente derrière ceux qui se plaignent. "J'ai été chez le toubib hier, il m'a demandé si je voulais me faire vacciner. Il m'a dit de venir aujourd'hui. Il m'a même dit qu'il serait là ".  

On prend parmi nos patients les plus fragiles

Le docteur Andrei Vial confirme : "chaque médecin généraliste qui fait une vacation (dans le centre, ndlr) a le droit à quelques patients. Sur une matinée ou je vaccine douze personnes, il y en a cinq ou six que je peux faire venir. On prend parmi nos patients les plus fragiles, on les convoque. Et en plus, ils veulent être vaccinés par leur médecin traitant donc c'est plus intéressant pour eux". 

Complet jusqu'au 14 février

Reste une question face aux doses de vaccin distribuées au compte goutte sous le contrôle de l'Agence Régionale de Santé. Si le docteur Andrei Vial sait qu'il a 96 doses pour les deux premiers jours d'ouverture du centre, sait-il s'il aura toutes les doses prévues pour les rendez-vous pris jusqu'au 14 février ? "Normalement oui", répond le médecin. Normalement ? Le docteur André Vial se veut prudent mais rassurant. "Tout est prévu. On ne voulait pas viser trop haut, quitte à augmenter après. On a pris la fourchette basse". 

Le médecin est sans doute prudent, car il a peut-être suivi que ce jeudi, dans le département du Bas-Rhin, les centres de vaccination ont annoncé leur fermeture en début de semaine prochaine faute de doses livrées. Les patients, là-bas, ont été rappelés pour décaler leur rendez-vous. 

Ce jeudi, le laboratoire Pfizer a également décidé de réduire le nombre de flacons de vaccins contre le Covid-19 qu’il devait initialement livrer à la France. L'Agence européenne des médicaments a estimé que chaque flacon pouvait contenir six doses de vaccin, contre cinq initialement. Pfizer, qui avait calculé le nombre de flacons livrés sur le premier calibrage à cinq doses l'unité, a décidé d'utiliser l'évaluation de l'Agence européenne. 

Désormais, six doses sont contenues dans chaque flacon, d'après Pfizer, qui réalise par là une économie d'échelle non négligeable. Mécaniquement, moins de flacons sont à livrer dans l'Hexagone, et le contrat initial avec la France ne change pas, car il était fondé sur le nombre de doses fournies. Le flacon, contenant désormais six doses, voit donc son prix augmenter. Les millions de flacons économisés pour le marché européen pourront ainsi être vendus à d'autres marchés et d'autre pays.

"On a eu les assurances au niveau des autorités de santé, on est sûr d'avoir toutes nos doses. Evidemment, sauf imprévu", renchéri le médecin généraliste dacquois. "C'est un écueil que l'ont voulait éviter, on ne voulait pas rappeler nos patients pour leur dire ne venez pas, on vous a convoqué pour rien. Donc on est assuré de ces doses".  

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