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Covid-19 : les centres de vaccination de proximité menacés par le futur "vaccinodrome" du Stade de France ?

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Par , France Bleu Paris

D'après nos informations, l'ouverture des centres de vaccination dans plusieurs villes de Seine-Saint-Denis, qui était prévue le 1er février dernier, reste en suspens, alors que l'ouverture d'un "vaccinodrome" au Stade de France, début avril, a été officialisée.

Matériel de vaccination à Moncoutant (Deux-Sèvres) où la discothèque La Morinière est transformée en centre de vaccination.
Matériel de vaccination à Moncoutant (Deux-Sèvres) où la discothèque La Morinière est transformée en centre de vaccination. © Radio France - Noémie Guillotin

Alors qu'un "vaccinodrome" doit être installé début avril au Stade de France en Seine-Saint-Denis et doit permettre de vacciner jusqu'à 2.000 personnes par jour, plusieurs maires du département attendent toujours l'ouverture d'un centre de vaccination anti-Covid qui leur avait été promis pour le 1er février dans leur commune. Ils craignent de devoir définitivement tirer un trait dessus. 

Des élus s'impatientent 

Azzédine Taïbi, le maire (PCF) de Stains ne cache sa pas sa colère et son incompréhension. "Pour moi, il n'y a aucune contradiction entre ouvrir un vaccinodrome au Stade de France et ouvrir un centre de proximité, local, on en a besoin aussi", affirme l'élu. La promesse de la proximité doit être tenue, selon le maire qui rappelle que le vaccinodrome sera un "centre régional" ouvert à tous les Franciliens. "Je ne suis pas contre mais on risque encore de se retrouver comme au tout début avec seulement 20% à 30% de gens vaccinés qui viennent de Seine-Saint-Denis".

Pourtant, un centre est bien ouvert depuis mi-janvier à Pierrefitte, commune limitrophe de Stains. Mais pour Azzédine Taïbi, le compte n'y est pas. "Jusqu'à présent c'est la ville qui a pris en charge les moyens logistiques pour amener des Stanois de plus de 75 ans se faire vacciner à Pierrefitte ou à Bobigny. D'autres peuvent se déplacer oui, mais ce n'est pas un argument ! La question n'est pas là ! Le problème, c'est que le taux d'incidence est tellement important dans nos villes qu'il faut mettre en place une vaccination très locale pour rétablir un rapport de confiance avec les plus vulnérables, le rapport de confiance on l'a dans la proximité !"

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Miser sur la proximité

Même discours à Épinay-sur-Seine. "Il faut vacciner à outrance, partout où c'est possible", répète Hervé Chevreau (DVD). Le maire rappelle avoir toute une équipe médicale et administrative à disposition depuis début février et qu'il attend simplement le feu vert du préfet. Malgré les relances, aucune réponse, aucune date d'ouverture.

"Ma crainte c'est qu'on nous dise qu'il y a un énorme centre de vaccination qu va ouvrir au Stade de France alors on ne va pas ouvrir ce qui était prévu dans nos villes et ça ce n'est pas acceptable", prévient-il. Pour lui aussi, la promesse de la proximité doit être maintenue : _"Moi, je le vois avec nos anciens qu'on est obligé de déplacer sur les autres centres de vaccination, ils ont besoin d'être rassu_rés" et la proximité permet de rassurer, il en est convaincu.

"On est agacés" - Hervé Chevreau, maire d'Épinay-sur-Seine

La Seine-Saint-Denis, département le plus touché par le virus

Contactée par France Bleu Paris, l'Agence régionale de Santé renvoie vers la préfecture de Seine-Saint-Denis qui n'a toujours pas répondu à nos questions à l'heure où nous publions cet article. Dans un communiqué, envoyé ce lundi matin, elle précisait qu'au 16 mars, 85.953 personnes avaient déjà reçu leur première injection contre le Covid-19 en Seine-Saint-Denis, ce qui la place au 5ème rang des départements les plus vaccinés en Île-de-France. 

Mais les nouveaux chiffres publiés, ce lundi soir, démontrent que la Seine-Saint-Denis est de nouveau le département le plus touché par l'épidémie en métropole avec un taux d'incidence de 653,1 cas pour 100.000 habitants contre 512,7 la veille. 

35 mégacentres de vaccination en France

Le gouvernement lui entend développer la vaccination dans des "mégacentres" et "vaccinodromes" pour donner un coup d'accélérateur à la campagne dès le mois prochain. L'armée et les pompiers vont déployer "au moins 35" grands centres de vaccination contre le Covid-19, "pour pouvoir être capables d'utiliser" toutes les doses qui seront livrées à la France "à partir du mois d'avril", a déclaré ce lundi le ministre de la Santé, lors d'un déplacement à Epinay-sous-Sénart (Essonne). Olivier Véran a rappelé l'objectif de "10 millions de primovaccinés à la mi-avril".

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