Santé – Sciences DOSSIER : La santé : un enjeu électoral 2017

La Rochelle : l'entreprise Léa Nature se mobilise contre ces perturbateurs endocriniens qui nous empoisonnent

Par Catherine Berchadsky, France Bleu La Rochelle mardi 28 février 2017 à 19:03

Produits cosmétiques sans paraben en Test chez Léa Nature
Produits cosmétiques sans paraben en Test chez Léa Nature © Radio France - Catherine Berchadsky

Bruxelles n'a toujours pas réussi à faire voter un texte pour encadrer l'usage des perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques qui nuisent à notre santé. A Périgny, près de La Rochelle, l'entreprise Léa Nature n' a pas attendu des directives européennes pour jouer la carte santé.

La question des perturbateurs endocriniens "est un sujet de santé publique majeur", c'est le credo de la Fondation Léa Nature/Jardin bio qui a lancé l'an passé une campagne nationale pour sensibiliser l'opinion publique.

Les perturbateurs endocriniens sont présents dans notre environnement et notre alimentation, on les retrouve dans les revêtements plastiques, les emballages de produits alimentaires, canettes et même biberon. Il s'agit de substances chimiques comme le bisphénol A, les pesticides et autres paraben, qui, selon les scientifiques, ont des conséquences désastreuses sur notre santé. Ils perturbent notre système hormonal et peuvent favoriser certains cancers, comme le cancer du sein ou de la prostate.

Laboratoire cosmétique chez Léa Nature - Radio France
Laboratoire cosmétique chez Léa Nature © Radio France - Catherine Berchadsky

En 2016, la fondation Léa Nature a lancé une campagne nationale pour sensibiliser à "la pollution invisible due aux perturbateurs endocriniens" et dans son entreprise de Périgny, prés de La Rochelle, elle fabrique ses cosmétiques uniquement à base de produits bio. "Ca fait plus de 50 ans que notre environnement a été envahi par plus de 50 000 molécules chimiques de synthèse", dénonce Mireille Lizot ,responsable de la communication chez Léa Nature. Dans les laboratoires de l'entreprise, les "formulatrices" ou laborantines testent les propriétés de nouvelles plantes pour créer des produits sains.

Le problème c'est que ces perturbateurs endocriniens peuvent être dangereux pour notre santé, reste à la prouver, ce qui explique que la commission européenne n' arrive pas à faire voter de texte. Toute la difficulté explique Marylène Bertrand, homéopathe dans les Deux-Sèvres, c'est "qu'il ne s'agit pas d'une intoxication, il s'agit d'une pollution, qui n' apparaît que dans le temps". Elle poursuit: "Ce sont des cofacteurs de maladies, difficile d'établir une relation directe".